Le 21 mai 1918. Cher Parent, Deux mots pour vous donner l’état de ma santé qui est très bonne et je désire que vous soyez de même. Je vous dirai que j’ai vu un copain de Mauron, il s’appelle Dupont le fils au charpentier de Calaha, il est marié à une fille Guillard à la ville, aligné depuis le mois de mars qu’il est à la division au cent dix huit d’artillerie. Hier nous avons été ensemble ainsi que Pellan et mon cousin et un Letournelle qui se trouve sur le route de Guilliers à Néant, l’on a bu un bon vieux coup de pinard ensembles, l’on est contents de…
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D.P. Lettre du 9 mai 1918
Le 9 mai 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi c’est de même. Vous me dîtes que ma cousine a manqué de se tuer peut-être qu’elle avait bu un coup et il est vrai que ça peut arriver quand même qu’une personne ne soit pas soule. Vous m’annoncé beaucoup de noces et de mariages. Je vois que chacun se débrouille de son côté, enfin c’est leur affaire. Je vous écrive cette lettre au son des cloches du pays, voilà déjà un certain moment que je les avais entendu pour la température. Je vois qu’elle est à peu près comme ici. C’est…
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D.P. Lettre du 27 avril 1918
Le 27 avril 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi ça va toujours aussi et je désire que vous soyez de même. Je crois que vous savez que les permes ont recommencé mais il n’y en a pas suffisamment pour que Pellan parte s’ils augmentent pas il lui faut au moins six semaines avant son tour, trois pour cent ce n’est pas beaucoup pourtant je voudrai bien qu’il parte, j’ai une belle paire de souliers à lui donner pour remettre chez nous. Plus tard ils pourraient me servir et ils ne sont plus réglementaires. Par ici il fait du beau temps…
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D.P. Lettre du 19 avril 1918
Le 19 avril 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi elles sont bonnes aussi et je désire que vous soyez de même. Dans le pays où je suis c’est des ruines et non pas des maisons mais nous sommes tranquilles mais malheur hier il y a eu un copain qui a été tué par une auto dont l’enterrement avait lieu ce matin. C’est tout de même triste d’être tué de pareille sorte, enfin c’est la destiné parce qu’il faut que tout le monde y passe chacun son tour puisqu’on ne voit pas du tout la fin de ce sale métier. C’est tout…
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D.P. Lettre du 13 avril 1918
Le 13 avril 1918. Cher Parent, Deux mots pour savoir l’état de votre santé pour moi ça va toujours et je désire que vous soyez de même. Je vous dirai que l’on voyage presque tous les jours et nous sommes maintenant tous près des gros haricots, j’espère que vous allez comprendre. Vous devez avoir reçu deux lettres que je vous ai envoyées. Je ne connais rien qui puisse vous intéresser pour le moment. Pellan et Jouet se portent bien. Je finis en pensant toujours à vous, votre fils qui vous embrasse de loin, au plaisir de le faire de près. Désiré Pambouc – 1er Dragon – 3ème escadron – Secteur…
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D.P. Lettre du 7 avril 1918
Le 7 avril 1918. Cher Parent, Deux mots pour vous dire mon adresse, j’ai fait un bon voyage depuis l’autre lettre. Nous sommes rendu à destination maintenant, je ne sais ce que l’on va faire. J’espère que vous vous portez toujours bien, pour moi ça va toujours. Je finis parce que je n’ai plus de lumière ! Mon adresse : Désiré Pambouc – 1er Dragon, 3ème escadron – Secteur 49
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D.P. Lettre du 15 décembre 1918
Le 15 décembre 1918. Cher Parent, Deux mots pour vous donner de mes nouvelles et je désire que ma lettre vous trouve ainsi. Je suis rentré en Allemagne hier et nous prenons les maisons comme logement, les civils couchent là où ils veulent. Nous sommes les maitres, nos chevaux mangent du foin a volonté nous les faisons manger et nous servir comme les domestiques chez nous. Ils font une triste figure mais l’on s’en fiche. si vous êtes un moment sans avoir de lettres ne vous en faite pas c’est à cause du déplacement. Nous allons à Coblence, moi je n’en reçois pas non plus. C’est tout ce que je…
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D.P. Lettre du 20 décembre 1918
Le 20 décembre 1918. Cher Parent, Deux mots pour vous donner de mes nouvelles et je désire que vous soyez de même. Vous devez trouver le temps long sans avoir de lettres mais ce n’est pas de ma faute depuis le 11 nous ne recevons aucune correspondance n’y ne pouvons en envoyer. Nous somme en bochie, nous nous dirigeons vers Coblence, l’on y sera rendu pour Noël je pense c’est amusant de voir ce pays, il n’y a pas de famille à moins de sept ou huit le premier… Nous avons été très mal ravitaillés depuis l’amnistie jusqu’à deux jours sans avoir à manger, ce n’est pas la peine que…
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D.P. Lettre du 27 décembre 1918
Le 27 décembre 1918. Cher Parent, Deux mots pour vous donner de mes bonnes nouvelles et je désire qu’il en soit de même pour vous lorsque vous recevrez ma lette car il y a longtemps que je ne peux plus vous écrire et je ne suis pas certain qu’elle partira ces jours ci. Je vous dirai qu’hier nous avons passé le Rhin en bateau et nous avons été à 20 kms au delà et aujourd’hui repos et demain l’on doit aller à Dietz petite ville de 4000 milles habitants cette fois nous serons rendu à destination et il n’est pas trop tôt depuis le 11 nous voyageons presque tous les…
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D.P. Lettre du 7 décembre 1918
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D.P. Lettre du 5 décembre 1918
Le 5 décembre 1918. Cher Parent, Très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi. Je ne sais pas si vous recevez mes lettres mais moi j’ai été assez longtemps sans recevoir des vôtres car l’autre était du 18 et la dernière que je viens d’avoir est du 29 novembre. Nous sommes toujours dans le Luxembourg à Bettborn où l’on est assez bien à part qu’il fait un temps de brouillard tous les jours. Il faudrait mieux du froid nous serions plus au sec. Nous sommes logés dans une fabrique de coton avec peu d’éclairage à volonté. Je vois qu’il y a beaucoup de…
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D.P. Lettre du 11 mars 1918
Le 11 mars 1918. Cher Parent, Très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi elles sont bonnes et aussi et je désire que vous soyez de même. Je pense que maintenant vous savez où je suis, l’on fait presque rien, l’on se balade toute la journée, c’est tout de même malheureux d’être là et d’avoir tant d’ouvrage par chez nous et que ça rendrait bien service à tout le monde enfin on a pas le droit de se plaindre car on est très bien où on est et en sécurité pour l’instant. Je pense que vous avez vu Jouet ou du moins venu passer car il est parti…
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D.P. Lettre du 1er mars 1918
Le 1er mars 1918. Cher Parent, deux mots pour vous donner l’état de ma santé qui est bonne et je désire que vous soyez de même. Je suis assez tranquille un bon moment loin du feu. Je ne crains rien, je voudrais le rester jusqu’à la fin et je ne plaisante pas, enfin c’est tout pour aujourd’hui. Je finis en pensant toujours à vous. Désiré Pambouc
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D.P. Lettre du 6 mars 1918 (2)
Le 6 mars 1918. Cher Parent, Deux mots pour vous dire que le voyage a été bon, très bon. Je suis arrivé ce midi en très bonne santé en espérant que ma carte vous trouve de même. Demain nous partons pour la direction de Mayence dont nous avons passé ce matin bien fatigué mais à part cela rien de nouveau. Jouet se porte bien, mon cousin doit vous avoir raconté le voyage jusqu’à Rennes, demain nous allons à Wiesbaden, un beau pays. Je finis en pensant à vous. Mon adresse : Pambouc -1er Dragon, 3e Escadron, S. 132 Un bonjour aux amis de ma part.
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D.P. Lettre du 6 mars 1918
Le 3 mars 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles et les trois lettres que j’ai reçues, une du 26 et celle du 27 l’autre du 4 mars, pour moi la santé est bonne et je désire que vous soyez de même. Pour votre colis, l’andouille était très bonne ainsi que les bonbons, j’ai reçu aussi vos dix francs et je vous en remercie beaucoup. Je vous demanderai s’il faut m’en aller du 15 au 20 ou s’il faut attendre la fin du mois ou le commencement du mois d’avril mais je crois qu’il faudrait mieux m’en aller le 15 pour le bois car…
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D.P. Lettre du 3 mars 1918
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D.P. Lettre du 26 février 1918
Le 26 février 1918. Cher Parent, je suis en bonne santé en espérant que vous soyez de même à l’arrivée de ma lettre. J’ai reçu votre colis ce soir mais pas de lettre avec. Je l’aurai sûrement ces jours ci, nous sommes en voyage. Bien le bonjour au voisin, votre fils qui pense à vous.
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D.P. Lettre du 22 février 1918
Le 22 février 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi la santé est très bonne aussi et je désire que ma lettre vous trouve de même. Aujourd’hui le temps à changé il a tombé un peu d’eau. Les avions boches n’ont pas pu venir nous rendre visite sans ça tous les soirs qu’ils viennent. Je vous dirai que Jouet partira en perme à la fin du mois, il est le 1er à partir et moi à la mi-mars. Je ne sais pas si j’attendrais Pellan parce qu’il part rien que le premier avril enfin je verrai ça dépendra de ce que…
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D.P. Lettre du 12 février 1918
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D.P. Lettre du 3 février 1918
Le 3 février 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi elles sont bonnes et je désire que vous soyez de même. Je vas l’avoir peut-être aujourd’hui ou demain et je vas vous l’envoyer. Tous les jours il gèle et l’après-midi il fait beau temps. Nous sommes toujours au repos et sommes assez tranquille en ce moment. Je crois que Jouet doit partir dans quinze jours en perme pour moi je ne sais pas au juste quand mais je pense y aller pour abattre le bois de Saint X. Je ne sais pas si la récolte est belle mais je pense que oui,…
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D.P. Lettre du 27 janvier 1918
Le 27 janvier 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi elle sont bonnes et je désire que vous soyez de même. Je vois que ma tante est morte voilà ma cousine tranquille, j’espère que papa ne la regrette pas, voilà deux de tués à Mauron c’est tout de même malheureux mais ici l’on a encore un coup qui se prépare il en tombera encore beaucoup. Pour le certificat je vas me débrouiller pour cela car vous ne me donnez pas beaucoup de détails mais je comprends ce que vous voulez dire. J’ai reçu votre carte l’autre jour, je ne vous écris pas…
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D.P. Lettre du 22 janvier 1918
Le 22 janvier 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi elles sont bonnes et je désire que vous soyez de même. J’ai eu votre carte et votre colis en même temps. Je vous remercie beaucoup, vous me dîtes que Anna Simone est morte et enterrée, j’étais à peu près certain qu’elle n’aurait pas été longtemps lorsque je l’ai vue il y a deux mois. J’avais été chez eux et elle était couchée sur une bancelle, elle avait triste figure. Je vas vous dire que je change de direction aujourd’hui mais je ne peux vous dire au juste où l’on va. Le temps…
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D.P. Lettre du 17 janvier 1918
Le 17 janvier 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux de pouvoir vous donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et je désire que vous soyez de même. Pour le moment je suis dans un pays en ruines mais assez bien l’on ne fait rien et nous ne sommes pas bombardés. Mathurin Salmon est en avant de nous parce que j’en ai vu de son régiment et beaucoup d’infanterie de chez nous, je serai contant d’en voir des copains du pays. Ce n’est pas la peine de m’envoyer une carte, une simple lettre suffit et ça fait beaucoup moins de dépense, enfin je vous écris deux fois par semaine…
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D.P. Lettre du 15 janvier 1918
Le 15 janvier 1918. Cher Parent, Deux mots pour savoir l’état de votre santé pour moi elle est très bonne et je désire que vous soyez de même. Je vas vous dire que je suis dans un pays où il y a une Mauronnaise, c’est la cousine germaine à Joseph Pinsard du champ de foire. J’ai été pour la voir dimanche et elle n’était pas là. Elle était en balade. Elle vend du cidre qu’elle fait venir de Normandie à 0,60 franc le litre. Pellan et Jouet étaient avec moi, je vous dirai que ma cousine Célestine m’a écrit hier et elle me dit qu’elle à vu papa mais elle…
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D.P. Lettre du 11 janvier 1918
Le 11 janvier 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles, pour moi elles sont bonnes et je désire que vous soyez de même. J’ai reçu votre lettre du 9 aujourd’hui, envoyez moi un colis mais de l’argent j’en ai assez pour l’instant. Vous me dîtes que Ficher est dans la forêt de Compiègne, je sais où elle est j’y ai été trois mois tous les jours, on allait en balade dedans à cheval. Je pense que les permes vont reprendre bientôt, lorsque j’irai les jours seront plus longs et plus agréables que la dernière fois et ce vieux cidre sera cuit. Je pense que…