Correspondances de poilus 1914-1918

  • D.P. Lettre du 2 novembre 1918

    Le 2 novembre 1918. Cher Parent, Je suis en bonne santé et je désire que vous soyez de même. Le voyage a été très bon, pour l’instant je suis à Châlons sur Marne. Je repars sous peu pour finir le voyage. J’ai quitté Henri Salmon à Achères. A part cela rien de nouveau. Je vous écrirai un de ces jours. Je finis en vous serrant la main. Désiré Pambouc

  • D.P. Lettre du 12 octobre 1918

    Le 12 octobre 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles et je désire que vous soyez de même. J’ai attrapé la grippe plus ou moins mais j’étais malade comme un chien pendant quatre ou cind jours maintenant c’est dans les épaules et les reins que j’ai un peu mal mais je mange bien et je fais ma besogne. Je crois que sous peu je ne sentirai plus rien, il y en a beaucoup qui vont à l’hôpital pour cela il en part presque tous les jours, à part cela rien de nouveau. Pellan est à l’hôpital plus heureux que nous. Aujourd’hui l’on entends le…

  • D.P. Lettre du 6 octobre 1918

    Le 6 octobre 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi. Je vous dirai que vous ne vous débrouillez pas car maman n’est pas forte, vous pourriez m’envoyez une dépêche je pourrai aller vous voir le restant, je m’arrangerai quitte que maman reste au lit, ça ne fait rien j’irai voir Marivin pour avoir un certificat, vous n’avez qu’à mettre la maladie sans mettre la grippe espagnole et le restant je m’en charge. Je me porte très bien ainsi que Pellan et Jouet. Je finis en pensant à vous, votre fils qui pense à vous. J’en attends une…

  • D.P. Lettre du 3 octobre 1918

    Le 3 octobre 1918. Cher Parent, deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que vous soyez de même. Je vois qu’il y a beaucoup de poilus en perme, je me demande comment que les permes ne marchent pas chez nous. Il est vrai que la D.I est engagée à l’heure actuelle c’est peut-être pour cette cause en attendant nous sommes toujours là. Il est vrai que nous n’avons pas l’occasion de nous plaindre car nous ne faisons rien du tout, vous m’annoncez beaucoup de vieillards de morts au pays , c’est tout de même ennuyeux de voir…

  • D.P. Lettre du 25 août 1918

    Le 25 août 1918. Cher Parent, deux mots pour vous donner l’état de ma santé qui est très bonne et je désire que vous soyez de même. Je crois que c’est aujourd’hui que Jouet vous quitte pour venir me rejoindre dans les bois, nous devons avancer demain matin. L’on va tout près de Nampcelle qui a été pris par la division ces jours derniers. A part cela rien de nouveau. Pellen, je ne peux vous dire où il est et ce qu’il fait puisque moi je suis en arrière avec le train réglementaire. J’espère que le battage va s’avancer puisque le beau temps continue toujours et que le blé noir…

  • D.P. Lettre du 24 août 1918

    Le 24 août 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles qui m’ont fait bien plaisir en vous sachant en très bonne santé tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que ma lettre vous trouve de même. Je vas vous dire que j’ai encore eu une veine qui est incroyable. Je devais monter cette fois et j’ai réussi à resté en arrière. … les positions en attendant les zouaves qui arrivaient par derrière, les pauvres malheureux qui reviennent fatigués ou blessés ne sont pas reconnaissables tellement qu’ils ont de la fatigue et ce n’est pas fini. Je ne sais pas quand la…

  • D.P. Lettre du 18 août 1918

    Le 18 août 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux de pouvoir vous donner l’état de ma santé qui est très bonne et je désire que vous soyez de même. Je vas vous annoncer que aujourd’hui j’ai été voir la tombe à Eugène Duclos le grand copain à mon cousin Armand Morfouasse tué à l’ennemi le 21 juin à Ressons-le-Long et enterré à Cuise-la-Motte. Je vas vous dire comment que je l’ai su : Un de ses anciens camarades, un breton du Finistère vient voir mon camarade de lit qui est son pays, il me demande d’où je suis alors je lui ai dit je suis de Mauron alors il…

  • D.P. Lettre du 1er août 1918

    Le 1er août 1918. Cher Parent, je vous écrive deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi la santé est excellente et je désire que vous soyez de même, je vois qu’il y a toujours quelques poilus au pays en perme, vous souhaiterez le bonjour à Mathurin Salmon de ma part ainsi qu’à ses parents et chez Guillotin. Il fait du temps superbe par ici, si ça continue par chez vous aussi vous pourrez ramasser la récolte dans de bonnes conditions. Je ne connais rien qui puisse vous intéresser. Je suis très tranquille pour l’instant c’est l’essentiel ainsi que Pellan et Jouet vous souhaitent le…

  • D.P. Lettre du 13 juillet 1918

    Le 13 juillet 1918. Cher Parent, C’est avec grand plaisir que je viens de recevoir de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi ils sont très bonnes aussi et je désire que vous soyez de même. Je vois qu’il y a quelques permissionnaires au pays vous voudrez bien me dire si Josselin Salmon y est et si il vous a donné le colis de tabac dont je lui ai donné lorsque je l’ai vu, vous lui souhaiterez bien le bonjour et vous lui direz que je suis dans la forêt de Villers-Cotterêts tout près du pays depuis quelques jours la pluie tombe depuis ce temps là je me sais si cette…

  • D.P. Lettre du 17 juillet 1918

    Le 17 juillet 1918. Cher Parent, Deux mots pour vous donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et je désire que vous soyez de même. J’ai reçu votre lettre du 14 ce matin qui m’a fait bien plaisir de vous savoir en bonne santé et je suis très content de savoir que Joseph Salmon est en perme et qu’il vous a donné le vieux colis de tabac dont je lui avais donné, vous allez bien le remercier de ma part et lui payer un bon coup à boire j’espère qu’il vous a dit où j’étais au juste et vous pourrez lui dire que même peut-être cette nuit il y…

  • D.P. Lettre du 22 juillet 1918

    Le 22 juillet 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi ils sont de même. Je pourrai vous dire que j’ai vu Gabriel Pellan voilà quelques jours, il se porte très bien, il était venu voir son cousin et il était parti il y avait un quart d’heure et nous sommes partis le lendemain à l’attaque qui s’est produit où nous sommes. Pellan a vu Eugène Perguis du 4ème zouave ainsi qu’Eugène Durox qui était dans le désert dans le temps et Mathurin Béance qui fait division avec nous. Je vois qu’il y a quelques permissionnaires au pays, pour moi je ne peux…

  • D.P. Lettre du 15 mai 1918

    Le 15 mai 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi ça va très bien aussi et je désire que vous soyez de même. J’ai reçu ce que vous avez donné à Pellan ainsi que la lettre et les cinq francs. Ce soir l’on embarque vers l’endroit qui chauffe. Je ne vous en mets pas davantage, je vas vous écrire un de ces jours. Je finis en pensant toujours à vous, votre fils qui ne vous oublie pas. Désiré Pambouc

  • D.P. Lettre du 8 mai 1918

    Le 8 mai 1918. Cher Parent, Deux mots, très heureux d’avoir reçu de vos bonne nouvelles tant qu’à moi la santé est très excellente et je désire que ma lettre vous trouve tous de même. Je vois qu’il vous a dit que j’étais en tranchée où je partais le voir même qu’il s’en allait et j’étais de retour le dimanche à lundi dans la nuit tout s’est bien passé. Le retour était très tranquille et ce matin l’on a voyagé mais l’étape n’était pas longue. Je ne sais pas dans quelle direction l’on se dirige, je vous le dirais plus tard, pour le colis que vous voulez donner à Pellan,…

  • D.P. Lettre du 12 mai 1918

    Le 12 mai 1918. Cher Parent, Je vous écrive deux mots pour vous donner l’état de ma santé qui est très bonne et je désire que vous soyez de même. Je vous dirai que Pellan ne doit plus être chez lui maintenant, je serai content qu’il arrive avant que l’on parte parce que l’on attend d’un jour à l’autre à embarquer et à prendre la direction que vous devez bien savoir sûrement qu’il n’y fera pas très bon mais enfin c’est une triste vie pour tout le monde sans savoir quand est-ce que ça finira. Aujourd’hui il tombe de l’eau, c’est du sale temps s’il faut voyager puisqu’on s’attend de…

  • D.P. Lettre du 12 mai 1918

    Le 12 mai 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi elles sont très bonnes et je désire que vous soyez de même. Je crois que vous savez que Pellan est en perme. Il est parti le 27 avril au soir sûrement qu’il devait être très content de voir le vieux pays de Mauron depuis longtemps qu’il attendait sont tour, Jouet se porte toujours bien aussi, j’ai reçu des nouvelles de ma cousine Célestine hier. Je n’ai pas besoin d’argent, je vous le dirais lorsque j’en voudrais mais vous pouvez donner quelque chose à Pellan quand il reviendra. Chère sœur, je n’admets pas…

  • D.P. Lettre du 23 mai 1918

    Le 23 mai 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir de vos bonnes nouvelles pour moi la santé va bien aussi et je désiré que ma lettre vous trouve de même. Je vous dirai que j’ai reçu des nouvelles de Jouet et de Pellan, ils se trouvent dans les environs de Saint Pol, ils sont assez bien par là, je vois qu’il y a toujours quelques permissionnaires au pays ce qui fait toujours plaisir. Pour le colis il était très bon, j’ai commencé le beurre aujourd’hui, mon camarade en avait qui était plus vieux alors l’on a manger le sien en premier, il n’a pas trop fondu en route…

  • D.P. Lettre du 19 mai 1918

    Le 19 mai 1918. Cher Parent, Deux mots je suis en bonne santé et je désire que vous soyez de même. Je suis arrivé à destination il fait du beau temps, le soleil chauffe assez dur. Nous sommes ainsi du côté des anglais mais je ne sais si l’on va prendre les tranchées tout ça dépend ce que les boches vont faire, enfin l’on va attendre le moment. Pellan et Jouet je les ai vu, ils se portent bien. Je ne vois plus rien à vous dire. Je finis en pensant à vous. Votre fils qui ne vous oublie pas.

  • D.P. Lettre du 21 mai 1918

    Le 21 mai 1918. Cher Parent, Deux mots pour vous donner l’état de ma santé qui est très bonne et je désire que vous soyez de même. Je vous dirai que j’ai vu un copain de Mauron, il s’appelle Dupont le fils au charpentier de Calaha, il est marié à une fille Guillard à la ville, aligné depuis le mois de mars qu’il est à la division au cent dix huit d’artillerie. Hier nous avons été ensemble ainsi que Pellan et mon cousin et un Letournelle qui se trouve sur le route de Guilliers à Néant, l’on a bu un bon vieux coup de pinard ensembles, l’on est contents de…

  • D.P. Lettre du 9 mai 1918

    Le 9 mai 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi c’est de même. Vous me dîtes que ma cousine a manqué de se tuer peut-être qu’elle avait bu un coup et il est vrai que ça peut arriver quand même qu’une personne ne soit pas soule. Vous m’annoncé beaucoup de noces et de mariages. Je vois que chacun se débrouille de son côté, enfin c’est leur affaire. Je vous écrive cette lettre au son des cloches du pays, voilà déjà un certain moment que je les avais entendu pour la température. Je vois qu’elle est à peu près comme ici. C’est…

  • D.P. Lettre du 27 avril 1918

    Le 27 avril 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi ça va toujours aussi et je désire que vous soyez de même. Je crois que vous savez que les permes ont recommencé mais il n’y en a pas suffisamment pour que Pellan parte s’ils augmentent pas il lui faut au moins six semaines avant son tour, trois pour cent ce n’est pas beaucoup pourtant je voudrai bien qu’il parte, j’ai une belle paire de souliers à lui donner pour remettre chez nous. Plus tard ils pourraient me servir et ils ne sont plus réglementaires. Par ici il fait du beau temps…

  • D.P. Lettre du 19 avril 1918

    Le 19 avril 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi elles sont bonnes aussi et je désire que vous soyez de même. Dans le pays où je suis c’est des ruines et non pas des maisons mais nous sommes tranquilles mais malheur hier il y a eu un copain qui a été tué par une auto dont l’enterrement avait lieu ce matin. C’est tout de même triste d’être tué de pareille sorte, enfin c’est la destiné parce qu’il faut que tout le monde y passe chacun son tour puisqu’on ne voit pas du tout la fin de ce sale métier. C’est tout…

  • D.P. Lettre du 13 avril 1918

    Le 13 avril 1918. Cher Parent, Deux mots pour savoir l’état de votre santé pour moi ça va toujours et je désire que vous soyez de même. Je vous dirai que l’on voyage presque tous les jours et nous sommes maintenant tous près des gros haricots, j’espère que vous allez comprendre. Vous devez avoir reçu deux lettres que je vous ai envoyées. Je ne connais rien qui puisse vous intéresser pour le moment. Pellan et Jouet se portent bien. Je finis en pensant toujours à vous, votre fils qui vous embrasse de loin, au plaisir de le faire de près. Désiré Pambouc – 1er Dragon – 3ème escadron – Secteur…

  • D.P. Lettre du 7 avril 1918

    Le 7 avril 1918. Cher Parent, Deux mots pour vous dire mon adresse, j’ai fait un bon voyage depuis l’autre lettre. Nous sommes rendu à destination maintenant, je ne sais ce que l’on va faire. J’espère que vous vous portez toujours bien, pour moi ça va toujours. Je finis parce que je n’ai plus de lumière ! Mon adresse : Désiré Pambouc – 1er Dragon, 3ème escadron – Secteur 49

  • D.P. Lettre du 15 décembre 1918

    Le 15 décembre 1918. Cher Parent, Deux mots pour vous donner de mes nouvelles et je désire que ma lettre vous trouve ainsi. Je suis rentré en Allemagne hier et nous prenons les maisons comme logement, les civils couchent là où ils veulent. Nous sommes les maitres, nos chevaux mangent du foin a volonté nous les faisons manger et nous servir comme les domestiques chez nous. Ils font une triste figure mais l’on s’en fiche. si vous êtes un moment sans avoir de lettres ne vous en faite pas c’est à cause du déplacement. Nous allons à Coblence, moi je n’en reçois pas non plus. C’est tout ce que je…