

Le 8 mai 1918.
Cher Parent,
Deux mots, très heureux d’avoir reçu de vos bonne nouvelles tant qu’à moi la santé est très excellente et je désire que ma lettre vous trouve tous de même. Je vois qu’il vous a dit que j’étais en tranchée où je partais le voir même qu’il s’en allait et j’étais de retour le dimanche à lundi dans la nuit tout s’est bien passé. Le retour était très tranquille et ce matin l’on a voyagé mais l’étape n’était pas longue. Je ne sais pas dans quelle direction l’on se dirige, je vous le dirais plus tard, pour le colis que vous voulez donner à Pellan, j’aime mieux un peu de lard, pour le beurre il faut pas en mettre beaucoup pour ne pas vous priver après je ne serais pas content, enfin je ne vois pas Pellan, vous lui direz que nous somme relevé toute la division et nous sommes à Ambleny à deux kilomètres de Fontenoy mais je ne pense pas y rester longtemps. Je vois que la … de pain est arrivée au pays mais celui qui va boulanger … ou bien c’est impossible de ramasser la récolte avec trois cent grammes par jour, le matin en cassant la croûte il peut les manger celui qui a bon appétit. C’est tout ce que je vois à vous dire, je n’ai pas besoin d’argent pour l’instant. Je finis en pensant toujours à vous.
Votre fils qui ne cesse de penser à vous.
Désiré Pambouc