Correspondances de poilus 1914-1918

D.P. Lettre du 17 janvier 1918

Le 17 janvier 1918.

Cher Parent,

Deux mots très heureux de pouvoir vous donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et je désire que vous soyez de même. Pour le moment je suis dans un pays en ruines mais assez bien l’on ne fait rien et nous ne sommes pas bombardés. Mathurin Salmon est en avant de nous parce que j’en ai vu de son régiment et beaucoup d’infanterie de chez nous, je serai contant d’en voir des copains du pays. Ce n’est pas la peine de m’envoyer une carte, une simple lettre suffit et ça fait beaucoup moins de dépense, enfin je vous écris deux fois par semaine quand même que je ne reçois pas les vôtres. Vous m’annoncez la mort de la fille Leblanc, ça c’est tout de même bête de se faire mourir par sa faute, enfin c’est tout pour aujourd’hui, Pellan et Jouet se portent bien pour le moment. Je finis en pensant toujours à vous.

Votre fils, Désiré