Cherbourg (Manche), le 20 avril 1910. Chère Grand mère, Quelques mots pour vous faire savoir que je suis toujours en bonne santé et aussi pour vous faire savoir que je vais passer par Paris quand je vais être libéré. Je ne serai à la Trinité avant le 1er Mai.J’ai écrit à Jean-Baptiste pour lui dire de demander une permission s’il veut que je lui paye un tour de chevaux de bois pour la fête. Bien le bonjour à tante ainsi qu’aux enfants et bonne santé à tous.Votre petit-fils qui vous aime toujours. Eugène à bord du Bouvet .
-
-
Eugène BADOUEL – 01 mars 1907
Eugène Badouel à M. Amiaux JosephChers Parrain et Marraine,Deux mots pour vous donner de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le moment. Je suis embarqué à bord du Carnot et je me plais assez bien. Pour l’explosion du Iéna, je me trouvais à pas plus de 200 mètres et je vous assure qu’il n’y faisait pas beau. On voyait les corps des officiers et des marins sauter par morceaux plus haut que la mâture du navire et après l’explosion, les marins survivants ramassaient les morceaux de chair sur le pont dans des sacs. Je ne vois rien d’autres choses à vous raconter pour le moment. Votre filleul qui vous…
-
Eugène BADOUEL – 31 janvier 1908
Toulon (Var), le 31 janvier 1908. Chers parrain et Marraine,Je suis arrivé à bord du Bouvet à bon port ; je n’ai rendu que le 30 au soir et je commençais à m’ennuyer à courir d’un bateau sur l’autre. Mon oncle et moi, nous nous joignons pour vous embrasser bien fort. Bien le bonjour de votre filleul qui vous aime toujours.Eugène Badouel à bord du Bouvet
-
Eugène BADOUEL – 28 mars 1910
Cherbourg (Manche), le 28 mars 1910. Chers Parrain et Marraine (Mr & Mme Amiaux – La Trinité-Porhoët) Je suis arrivé à bord à 10 heures dimanche matin après avoir changé 5 fois de train durant le parcours. Je vous assure que je ne prendrai plus jamais cette ligne pour revenir. Le train va trop vite. Bien le bonjour à votre petite famille et bonne santé à tous. Au plaisir de se revoir sous peu.Embrassez bien mon filleul pour moi, votre filleul qui ne vous oublie pas. Eugène à Cherbourg à bord du Bouvet.
-
Eugène BADOUEL – 28 mars 1910
Chère Grand-Mère (Mme Veuve Lemoine – La Trinité-Porhoët) Je suis de retour à bord, j’ai été rendu le dimanche matin à 10 heures, heureusement qu’il ne faisait pas froid car le train n’allait pas trop vite. J’écris à Victorine ainsi qu’à Jean-Baptiste Moy Pour leur faire savoir que ma permission est terminée. Bien le bonjour à toutes, embrassez bien les enfants pour moi, au plaisir de se revoir sous peu. Votre petit fils qui vous aime. Eugène à Cherbourg à bord du Bouvet.
-
Alexandre JOSSE – Courrier non daté
Chers parrain et marraine, Je m’empresse de faire réponse à votre lettre que j’ai reçue hier soir et qui m’a fait grand plaisir de vous savoir tous en parfaite santé. Pour moi la santé est épatante et je pense que ma carte va vous trouver dans la même disposition qu’elle me quitte.Chers parrain et marraine, je vous envoie ma photographie comme souvenir de votre filleul, je pense que vous me reconnaîtrez bien, je suis à Méty… (?), je ne suis pas trop mal. Alors il va y avoir des pommes cette année, c’est de tant mieux, au moins l’on pourra boire un bon coup, étant en permission.Rien de plus pour aujourd’hui,…
-
Émile ROUXEL – carte du 20 avril 1914
Lorient, le 20 avril 1914. Chère Aline, Depuis plusieurs jours que je suis arrivé au but de mon voyage et j’ai repris le métier militaire car néanmoins rentrant de la vie civile l’on a toujours un peu le cafard mais cela se passe après un ou deux jours. Pour le moment la santé va à merveille et j’espère que chez toi vous soyez tous de même, tu donneras le bonjour chez toi pour moi et embrasser bien le petit Eugène. Je crois que depuis que je l’ai quitté il ne doit pas y avoir beaucoup de nouvelles au patelin. Je ne puis t’en mettre plus long au revoir chère amie.…
-
Émile ROUXEL – carte du 10 septembre 1914
Lorient, le 10 septembre 1914. J’ai été très heureux de recevoir ton aimable carte, tu me dis que tu as été à Saint-Marc sur la petite sente. Eh bien tu as dû trouver un amoureux là bas. J’étais à Gestel dimanche dernier et je me suis bien amusé depuis trois ans que je n’y étais pas allé. J’ai été chez les Guillemin et Marie Alenic m’a parlé qu’elle avait bu du picherel chez vous. Elle vous envoie bien le bonjour ainsi qu’à Jean-Baptiste Lemoy. Et comme nouvelles du patelin, je crois que c’était tout vieux, maintenant il doit faire beau, les promenades vont commencer, que cela doit être agréable d’aller…
-
Eugène BADOUEL – carte du 1er août 1914
Eugène Badouel à sa grand-mère Mme Lemoine date : 1914, Toulon – Var Chère Grand mère,Quelques mots pour vous donner de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le moment. Il y a l’oncle qui m’a quitté pour embarquer ailleurs, mais comme il est passé second-maître je crois qu’il boira du cidre de la Trinité avant moi. Bien le bonjour à tante ainsi qu’à sa petite famille. Votre petit-fils qui vous aime toujours,Eugène Badouel Bonnet
-
Eugène BADOUEL – carte du 7 août 1914
Le 7 août 1914, Joseph AMIAUX – La Trinité-PorhoëtCher Parrain,Je suis débarqué du Carnot et je suis embarqué sur le Bouvet avec MB. Moy. J’en suis très content que nous nous soyons rencontrés ; on peut parler des nouvelles du pays car il n’y a pas longtemps qu’il a quitté le patelin. Rien autre chose. Bonne santé à tous.Badouel à bord du Bouvet, Var.
-
Eugène BADOUEL – carte du 21 septembre 1914
Cherbourg (Manche), 21 septembre 1914. Chère grand-mère, Nos armées se battent avec acharnement aux environs de Reims. Les Allemands ne pouvant gagner de terrain, ont bombardé la cathédrale. Elle est en flammes ; avec le mauvais temps qu’il fait, nos troupes n’avancent que très difficilement. Je vous remercie et bon souvenir. Votre petit-fils qui vous aime.
-
Eugène BADOUEL – carte du 11 octobre 1914
Eugène Badouël à sa grand-mèreCherbourg (Manche), le 11 octobre 1914. Chère Grand-mère,Les évènements vont que très lentement, aussi nous en avons pour le restant de l’année à rester en armes, peut-être bien les premiers mois de l’année prochaine aussi. Deux sous-marins allemands ont été coulés par les russes dans la mer Baltique. Bien le bonjour à tous et bonne santé, Au plaisir de se revoir le plus vite possible. Votre petit-fils qui vous aime bien tendrement. E. Badouël, Station des sous-marins
-
Jean-Baptiste LEMOINE – carte du 4 octobre 1914
Brest, le 4 octobre 1914.Jean-Baptiste Lemoine à Joseph Amiaux. G. Pattier a dû vous souhaiter le bonjour de ma part, je ne l’ai pas vu depuis son retour de permission, il est parti a 5 km de Brest. Je suis toujours en bonne santé et j’espère que vous êtes tous ainsi. Donnez moi quelques nouvelles du pays cela me fera plaisir, en attendant le plaisir de se revoir.Je vous embrasse tous.Jean-Baptiste. Territorial – 3e Régiment Art.40.
-
Jean-Baptiste LEMOINE – carte du 2 décembre 1914
St Cyr, le 2 décembre 1914. Ma chère mère, Je viens de recevoir une carte d’Eugénie et une de Rose. Les correspondances mettent du temps à venir. Ici, rien de nouveau ; je suis dans un fort depuis quinze jours et je ne sors pas beaucoup. En attendant le plaisir de te voir. je t’embrasse.Jean Baptiste Lemoine.
-
Jean-Baptiste LEMOINE – Carte du 28 décembre 1914
Saint Cyr, le 28 décembre 1914. Correspondance militaireJean-Baptiste Lemoine à Joseph Amiaux. Je vous envoie mes meilleurs vœux et souhaits de bonne et heureuse année et de bonne santé. Qu’elle soit meilleure que les cinq mois que nous venons d’éprouver. Je vous embrasse tous. Votre frère qui vous aime.Jean-Baptiste Lemoine.
-
Fernand BADOUEL – carte du 20 décembre 1914
Angers (Maine et Loire), le 20 décembre 1914. Chère Grand-mère,J’ai tardé un peu pour savoir comment que le métier aurait marché. Je suis très satisfait de vous faire savoir de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le moment et que les vôtres sont de même. Je ne vous en dis pas plus long pour le moment. Votre petit qui pense à vous, Badouël Fernand, jeune Sapeur au 6e génie, à la Compagnie D26Angers, Maine et Loire
-
Fernand BADOUEL – carte du 27 décembre 1914
Angers (Maine et Loire), le 27 décembre 1914. Chère Cousine, Je t’envoie ces quelques mots pour te faire savoir de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le moment et ma présente carte te trouve de même car je n’ai pas eu le temps d’aller voir à la Trinité car j’ai reçu ma feuille de route le soir à 4 heures 30 et je devais partir le soir mais je suis parti le lendemain matin à 5 heures. Tu souhaiteras bien le bonjour aux parents. je termine en vous embrassant de loin. Ton cousin qui pense à toi.Badouël Fernand, 6e génie, Compagnie D/26. Angers, Maine et Loire.
-
E.P. Lettre du 5 mars 1914
Eugène à ses parrain et marraineJoigny à Mauron Chers parrain et marraine Je vous écris quelques mots pour vous donner de mes nouvelles qui sont bonnes pour le moment. Je désire que la présence de ma lettre vous trouve tout de même. Les travaux sont arrêtés depuis voilà une dizaine de jours rapport à la glace et la neige; c’est la saison; vaut mieux ça maintenant que plus tard; c’est la saison, il ne faut pas s’en plaindre si cela ne dure pas trop longtemps. Pas grand chose de nouveau pour l’instant que de vous annoncer que mon frère va bientôt être en famille. Je termine en vous embrassant et…
-
D.P. Lettre du 9 novembre 1914
Désiré à ses parentsPoperinge pour Mauron9 novembre 1914 Chers parents,Je vous écris deux mots pour vous donner de mes nouvelles qui sont bonnes pour le moment et je pense que vous êtes de même et pour vous dire que j’ai reçu vos dix francs et votre colis: une chemise de laine, une de coton, 2 paires de chaussettes , deux crayons, une ceinture de flanelle; je vous remercie beaucoup parce qu’il ne fait pas bien chaud maintenant surtout coucher dehors. Il y a quatre jours l’on a été 48 heures dans les tranchées et l’on retourne ce soir pour 24 heures. Vous me dites que Daniel est blessé et bien…
-
D.P. Lettre du 16 juillet 1914
Sables d’Olonne à MauronDésiré à ses parents16/07/1914 Chers parents, Je vous écris deux mots pour vous donner de mes nouvelles qui sont bonnes pour le moment et je pense que ma lettre va vous trouver de même et pour vous dire que j’ai fait un bon voyage. J’ai trouvé Rochon à Questembert; je lui ai parlé un peu; il venait de Vannes. Il a encore 15 jours de plus. J’ai arrivé que ce matin. J’ai couché à la Roche sur Yon ; j’ai arrivé à 7 heures aux sables. L’on ne m’a rien dit; samedi l’on va à moitié chemin des sables à Luçon; ceux de Luçon viennent au devant…
-
D.P. Lettre du 21 mai 1914
Sables d’Olonne à MauronDésiré à ses parents21/05/1914 Chers parents, Je vous écris deux mots pour vous donner de mes nouvelles qui sont bonnes pour le moment et je pense que vous êtes de même et pour vous dire que ceux de Luçon arrive dimanche. L’on ira au devant d’eux; je ne sais pas combien de temps ils vont être ici; l’on va faire le tir de guerre ensemble et je pense que les permissions commencent le 28 de ce mois-ci; je ne sais pas quand je va y aller mais je pense y aller pour le 1er juin. Je pense que l’on va avoir une dizaine de jours et je…
-
D.P. Lettre du 24 avril 1914
24/04/1914 Je vous écris deux mots pour vous donner de mes nouvelles pour dire de faire un certificat pour que j’aurai une permission pour la moisson. vous n’avez qu’à le régiment et l’escadron et le peloton et l’endroit où je suis et puis c’est tout; le maire saura bien comment faire. J’ai vu Jagut et j’ai bu un coup avec lui. Rien d’autre chose à vous dire; portez-vous bien; quant à moi, je me porte très bien. Votre fils qui vous aime et qui pense à vous. Il faut qu’il ait reçu avant le premier mai aussi reçu; tâchez de m’avoir un certificat.Pambouc Désiré, 1er dragon.
-
D.P. Lettre du 8 mars 1914
Joigny à Mauron08/03/1914Chers parents,Je fais réponse à votre lettre qui m'a fait plaisir d'apprendre que vous étiez aussi bien comme quand j'ai parti et de m'envoyer 5 francs. Je vous remercie beaucoup. Je va vous dire que c'est le dernier dimanche aujourd'hui. L'on part dimanche prochain. J'ai retrouvé mon gilet et ma chemise de laine ; mes cartes , je ne les ai pas retrouvées. Je ne retrouve plus rien; toutes mes brosses sont perdues mais ça ne me fait rien. J'ai reçu vos 5 francs et vos trois timbres. J'ai écris à chez Auguste Godreuil jeudi. Je leur ai dit qu'il fallait dire à Alphonse de m'écrire quand le…
-
D.P. Lettre du 29 décembre 1914
Chers parents,Deux mots pour vous donner de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le moment et je pense que vous êtes de même et pour vous dire que je va dans les tranchées le 31. L’on va tout près de Arras que je crois. Je va vous dire que souhaiter une bonne et heureuse année mieux qu’à moi, à ma marraine et mon parrain pour qu’à Eugène Hamon, à chez Mathurin Salmon et au voisins. Pour la lettre que je vous ai envoyé; il ne faut pas vous en faire parce que je croyais que vous les aviez pas reçues mais je vois que vous les avez parce que…
-
D.P. Lettre du 23 décembre 1914
Le 24 décembre 1914 Chers parents, Je vous écris deux mots pour vous donner de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le moment et je pense qu’il en est de même pour vous et pour vous demandé si vous êtes fâchés avec moi ou si vous n’avez pas reçu ma lettre que je vous ai envoyé il y a longtemps, presque un mois. J’en ai envoyé deux à Eugène; je pense qu’il a dû en recevoir et à ma marraine du rox. Je ne sais pas si elle va me répondre parce que je l’avais oubliée; pour moi, je me porte très bien et je pense que vous êtes…