Correspondances de poilus 1914-1918

  • Joseph GALLAIS – carte du 16 décembre 1918

    Plouaret (Côtes du Nord) le 16 décembre 1918.J. Gallais à son ami Joseph. Eh bien quoi, tu n’as pas encore reçu ton ordre d’appel. Je pense que ça ne doit pas tarder mais je crois que je serai à la Trinité pour ce moment là en permission. Je compte goûter la bouteille au potard qu’il avait parié. Je suis dans un petit bourg comme Coëtlogon. Je m’ennuie bien plus qu’à Guingamp. Je suis toujours en bonne santé.Ton copain qui te serre la main. J. Gallais au 161e d’infanterie, compagnie 29 à PlouaretVieux-Marché, Côtes-du-Nord

  • Joseph AMIAUX – 27 juin 1918

    Vignacourt (Somme), Le 27 juin 1918. Chère Maman, Je suis toujours bien et je désire qu’il en soit de même pour toi ainsi qu’Aline. J’ai reçu une carte d’Eugène. Nous avons changé de pays ce matin, nous sommes beaucoup sur la gauche d’Amiens à la limite du Pas-de-Calais, je ne sais pas trop ce qu’ils veulent faire de nous. Ton fils qui t’aime. Joseph.

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 5 février 1918

    Le 5 février 1918. Chère Aline, Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont encore très bonnes et que pour toi il en est de même. Nous devons changer de ville jeudi et nous avons au moins 28 kms à faire, ce n’est pas gai avant d’aller en perme mais malgré tout le courage ne nous manquera pas. Bien le bonjour à ta mère et à toute la famille, ton petit ami qui t’embrasse de loin. Alphonse

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 18 mars 1918

    Le 18 mars 1918. Ma chère petite Aline, Deux mots pour te donner de mes bonnes nouvelles et comme je l’espère que ma carte te trouve en bonne santé. Je suis monté en ligne depuis hier jusqu’à ici, ça s’est très bien passé car ici je n’ai pas le travail qui est dur mais nous sommes tranquilles. Joseph n’est pas avec moi, ils sont un peu plus sur la gauche . Je le reverrai en descendant. Je ne vois plus rien à te dire et je finis ma carte en t’embrassant bien fort. Bien des choses à ta mère. Celui qui t’aime. Alphonse

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 13 avril 1918

    Picquigny (Somme), le 13 avril 1918. Ma chère petite Aline,Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et j’espère que ma carte te trouve de même. Je suis toujours au même endroit et il est question que demain nous nous déplacerions mais j’espère que nous ne monterons pas en ligne de suite. Nous avons un temps assez beau et j’espère qu’il continuera. Je ne vois rien à te dire pour aujourd’hui.Reçois mille bons baisers de ton petit ami qui t’aime.Celui qui t’aime pour toujours,Bien des choses à ta mère.Alphonse

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 27 avril 1918

    Candas (Somme) le 27 avril 1918.Ma chère petite Aline,Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et j’espère que ma carte te trouve de même. Ce matin, nous nous sommes déplacés, nous avons eu pour trois heures, nous avons fait quinze kilomètres et nous sommes à Candas mais nous y serons pas encore longtemps. Nous passerons quelques jours et nous repartirons, nous devons aller du côté des Flandres.Je finis ma carte en t’embrassant bien fort.Reçois de ton petit Alphonse un doux baiser. Alphonse

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 29 avril 1918

    Candas (Somme) le 29 avril 1918. Ma chère petite Aline, Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et j’espère que ma carte te trouve de même. Dans ce pays nous avons un temps assez favorable mais humide. Ici nous croyons rester quelques jours et après nous devons monter en deuxième ligne car nos officiers ont été reconnaître les tranchées ce matin. Je crois que le secteur n’a pas l’air trop calme car ça y marmite dur. J’espère que tout se passera pour le mieux et que nous y resterons pas trop longtemps.Bien le bonjour à ta mère,Ton petit ami qui t’embrasse bien fort de loin.Reçois un…

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 2 mai 1918

    Pas-de-Calais, le 2 mai 1918. Ma chère petite Aline, Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et j’espère que ma présente carte te trouve de même. Aujourd’hui nous avons changé de pays et nous nous approchons d’Arras. Je crois que nous resterons encore quelques jours ici. Je finis ma carte en t’embrassant bien fort. Celui qui t’aime pour toujours.Alphonse

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 8 mai 1918

    Doullens (Somme), le 8 mai 1918. Ma chère petite Aline,Je t’écris ces quelques mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et j’espère que ma carte te trouve de même ainsi que ta mère. Nous sommes toujours au même endroit et aujourd’hui nous avons un temps superbe. Je suis de garde toute la journée jusqu’à cinq heures ce soir et nous travaillons toujours dans ce champ d’aviation. Voilà huit jours que je n’ai rien reçu de toi, cela m’ennuie car je me demande ce que tu deviens. J’espère recevoir de tes nouvelles demain, cela me fera plaisir.Je finis ma carte en t’embrassant bien des fois de loin.Reçois…

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 18 mai 1918

    Saint-Omer (Nord), le 18 mai 1918. Ma chère petite Aline aimée,Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et j’espère que ma carte te trouve de même. Hier, nous nous sommes encore déplacés et nous en avons vu de dures par ces grandes chaleurs. Sur la compagnie, il ne restait que le quart des hommes en arrivant. Tous les autres, nous étions restés en route. Aussi, aujourd’hui, nous avons repos et je crois que nous resterons quelques jours. je suis dans un pré avec trois copains sous la tente mais nous n’avons pas froid. je ne vois plus rien à te dire. Je finis ma carte…

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 8 juin 1918

    Poperinghe (Belgique), le 8 juin 1918. Chère Aline, Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et j’espère que ma carte te trouvera de même. Nous embarquons demain soir et nous prenons la direction de Paris ; peut-être serons nous au repos dans cette région. Maintenant, les lettres sont arrêtées pendant trois ou quatre jours. Je ne vois plus rien à te dire pour aujourd’hui. je finis ma carte en t’embrassant bien fort de loin. Ton petit ami qui t’aime pour la vie.Alphonse

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 5 juillet 1918

    Suippes (Marne), le 5 juillet 1918. Chère Madame Amiaux, Je m’empresse de répondre à votre lettre que j’ai reçu aujourd’hui et qui m’a fait plaisir d’avoir de vos nouvelles qui sont très bonnes, pour moi, il en est de même. Nous nous sommes déplacés en camion et nous sommes à l’arrière de Suippes où nous étions à l’instruction quand nous étions au 1er Génie. Ici, il fait un temps superbe et il fait même trop chaud. On se demande ce qu’on va faire de nous. En ce moment, les permes ne marchent pas vite et je ne suis pas prêt d’y aller faire un tour au Porhoët. je ne vois…

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 15 juillet 1918

    Bataille de la Marne, le 15 juillet 1918. Ma chère petite Aline aimée, Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et j’espère que ma carte te trouve de même ainsi que ta mère. Ici il fait un temps superbe et ce matin les boches ont déclenché leurs grandes offensives mais ils sont tombés sur un bec et ils n’ont pas avancé comme aux autres aussi. Il fallait entendre ce roulement de canon dans la nuit. Nous avons été alertés et nous avons bouché des trous de marmites qui avaient coupé une route. Nous avons eu notre lieutenant de blessé. Ce soir les boches remettront ça et…

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 21 août 1918

    Le 21 août 1918. Ma chère petite Aline aimée, Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et que ma carte te trouve de même. Ici nous sommes dans un bois pour réparer les routes en attendant la relève car j’espère maintenant que ça ne tardera pas car il passe des blessés en masse ici. Il fait un temps superbe même un peu trop chaud. Je ne vois rien et intéressant à te raconter pour le moment, je termine ma petite chérie en t’embrassant de tout cœur, reçois de ton petit poilu qui t’aime son plus doux baiser. Alphonse.

  • Alphonse GARDAHAUT – carte du 26 janvier 1918

    Le 26 janvier 1918. Chère Aline, Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont toujours très bonnes et je pense qu’il en est ainsi pour toi. Aujourd’hui, nous avons vu la liste des permissionnaires et je suis le dixième à partir et Joseph le 24e mais je m’en vais retarder ma permission pour partir en même temps que Joseph. Nous comptons être rendu vers la fin du mois. Maintenant, on ne dort plus car on sent la perme proche. je ne vois plus rien à te mettre. Bien des choses à ta mère ; ton ami qui t’embrasse bien fort de loin.Alphonse

  • Alphonse GARDAHAUT – carte du 29 janvier 1918

    Le 29 janvier 1918. Chère Aline, Deux mots pour te donner de mes bonnes nouvelles et toi, j’espère que tu vas mieux. Ici, il fait toujours un temps superbe. Aussi, nous sommes très fatigués de cette chaleur. Je ne vois pas grand chose à te dire. Tu donneras le bonjour à ta cousine Annie et la petite Aline. Bien des choses à ta mère. Ton amie qui t’embrasse bien fort de loin.Alphonse

  • Alphonse GARDAHAUT – carte du 31 janvier 1918

    Le 31 janvier 1918. Chère Aline, Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le moment et je pense que ma carte te trouve en meilleure santé. J’ai vu la lettre que tu as envoyé à Joseph ce midi. Je vois que ton doigt va mieux et que quand on ira en perme, on pourra s’amuser. Je n’ai rien de nouveau à te raconter. Bien le bonjour à ta mère. Ton petit ami qui t’embrasse bien fort de loin.Alphonse

  • Eugène PENCOLÉ – Lettre du 11 novembre 1918

    Eugène Pencolé à ses oncle, tante et cousine, le 11 Novembre 1918. Chers oncle, tante et cousine, C’est avec une grande joie que je vous donne de mes nouvelles qui sont très bonnes surtout en ce moment ; je viens de savoir ce matin que l’Armistice était signé avec ces sales boches. Je pourrais m’en rappeler : c’est le jour que je finis trente-cinq ans le 11 Novembre. J’ai reçu votre lettre hier me disant que vous êtes tous en bonne santé ; chère cousine, je commençais à m’ennuyer de ne pas recevoir de tes nouvelles surtout après cette terrible maladie (Grippe espagnole) que presque tout le monde vient d’éprouver.…

  • Eugène PENCOLÉ – Lettre du 7 décembre 1918

    Eugène Pencolé à ses oncle, tante et cousine, le 7 décembre 1918. Cher oncle, tante et cousine, Je vous envoie quelques mots pour vous donner de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le moment. Je suis en très bonne santé et je désir que ma lettre vous trouve en très bonne santé tous les trois. En ce moment je suis à Tillet en Belgique, je crois partir en permission de vingt jours et deux jours de citation le vingt-deux ou vingt-trois décembre. En attendant le plaisir de se voir, recevez cher oncle, tante et cousine de votre neveu et votre cousin ses amitiés plus distinguées. Eugène PENCOLÉ

  • Baptiste DUVAL – carte du 9 février 1918

    Avignon, le 9 février 1918. Mon cher Joseph, Deux mots pour t’annoncer mon retour de permission de mercredi dernier. Cela s’est très bien passé ; j’ai été voir ton petit frère à l’école. Enfin, je suis toujours au dépôt, je passe la commission le 14 prochain pour mon changement d’armes. Tu soumettra bien le bonjour à Alphonse de ma part d’un camarade ; les amitiés les plus sincères et une cordiale poignée de main. Ton copain.Duval Baptiste, 7e génie, Cie D/26, Avignon, Vaucluse.

  • Marcel PERRAULT – carte du 30 avril 1918

    Mardi 30 avril 1918.Mon cher Eugène,Je te remercie de ta lettre qui m’a fait bien plaisir de savoir que tu es en bonne santé. Samedi j’étais sur la place, j’ai reçu un coup de pierre sur le nez. ta maman est venue me rapporter chez nous. Depuis trois jours je ne vais pas à l’école à cause de cela. Je termine ma lettre, Papa et Mathurin et ta maman et Aline je joignent à moi pour te souhaiter le bonjour et moi aussi je te le souhaite. Ton ami Marcel Perrault.