Bataille de Verdun – 1916
Contexte de la bataille
Date : Février – Décembre 1916
Lieu : Verdun (Meuse)
Résumé : Bataille d’usure entre Français et Allemands.
Contexte : Le général Erich von Falkenhayn, chef d’état-major de l’armée allemande met en place une stratégie visant à épuiser l’armée française en attaquant Verdun, un point qu’il juge symbolique et vulnérable.
Le commandement
Côté allemand
L’offensive est conçue et lancée par le général Erich von Falkenhayn, chef d’état-major de l’armée allemande. Sur le terrain, les opérations sont dirigées notamment par le Kronprinz Wilhelm de Prusse, fils de l’empereur, qui commande les armées allemandes engagées dans ce secteur.
Côté français
Au début de la bataille, la défense de Verdun est mal organisée. Mais très vite, le général Philippe Pétain est nommé à la tête de la 2ᵉ armée française (février 1916). Il joue un rôle déterminant :
- il organise la défense,
- met en place la rotation des troupes (la “noria”),
- assure le ravitaillement grâce à la “Voie sacrée”.
Ensuite, à partir de mai 1916, Robert Nivelle prend le commandement. Il adopte une stratégie plus offensive et lance des contre-attaques, notamment celles qui permettent de reprendre le fort de Douaumont en octobre 1916.
Enfin, le commandement général des armées françaises reste sous l’autorité du généralissime Joseph Joffre, qui supervise l’ensemble du front.
En résumé
- Allemagne : Falkenhayn (stratégie), Kronprinz Wilhelm (terrain)
- France : Pétain (défense), Nivelle (contre-offensive), sous l’autorité de Joffre
Ces chefs militaires ont profondément marqué le déroulement de la bataille, chacun par ses choix stratégiques et tactiques.
Forces en présence
Les Bretons dans l’enfer de Verdun
Unités du Morbihan engagées
- 116e RI (Vannes)
- 62e RI (Lorient)
- Éléments du 41e régiment d’infanterie coloniale (présence bretonne)
Une rotation massive
Comme une grande partie de l’armée française, les soldats morbihannais passent par Verdun au cours de l’année 1916.
Conditions de combat
Ils combattent dans :
- les tranchées écrasées par l’artillerie
- les forts disputés
- un terrain totalement détruit
Une épreuve durable
Verdun marque profondément ces hommes : fatigue extrême, pertes importantes, traumatisme durable.
Témoignages des Poilus du Pays de Ploërmel