La bataille de la Marne (6 au 12 septembre 1914)
Date : 6-12 Septembre 1914
Lieu : Marne
Résumé : Offensive allemande stoppée aux portes de Paris.
Importance : Début de la guerre de tranchées.
Au début du mois de septembre 1914, la France traverse l’une des périodes les plus critiques de son histoire. Depuis l’entrée en guerre en août, les armées allemandes avancent rapidement à travers la Belgique et le nord de la France. Les troupes françaises et britanniques reculent depuis plusieurs semaines après de violents combats aux frontières. Paris semble désormais menacé.
Le généralissime français Joseph Joffre décide alors de lancer une grande contre-offensive afin de stopper l’avance allemande. La bataille qui débute le 6 septembre 1914 va devenir l’un des tournants majeurs de la Première Guerre mondiale.
Les forces allemandes, dirigées notamment par le général Alexander von Kluck, cherchent à contourner Paris par l’ouest afin d’encercler les armées françaises. Cependant, cette manœuvre crée un espace entre les armées allemandes, une faiblesse que le commandement français repère rapidement.
Le gouverneur militaire de Paris, le général Joseph Gallieni, joue un rôle décisif. Conscient du danger, il pousse à une attaque immédiate. Des troupes françaises sont alors envoyées en urgence vers le front.
C’est durant cette période qu’apparaît l’épisode célèbre des « taxis de la Marne ». Dans la nuit du 6 au 7 septembre, plusieurs centaines de taxis parisiens transportent des soldats vers le secteur de Nanteuil-le-Haudouin. Militairement, leur rôle reste limité, mais cet événement devient un symbole fort de l’union nationale et de la mobilisation française.
Les combats sont extrêmement violents tout au long de la bataille. Les soldats affrontent l’ennemi dans des conditions difficiles, souvent sous un feu intense d’artillerie. Les villages de la région de la Marne deviennent des champs de ruines. Les pertes humaines sont très importantes des deux côtés.
Les armées françaises, soutenues par le corps expéditionnaire britannique, parviennent progressivement à ralentir puis à repousser les forces allemandes. Les combats les plus importants se déroulent le long de la rivière de la Marne et dans les plaines de Champagne.
Le 9 septembre, le haut commandement allemand comprend que la situation devient dangereuse. Craignant un encerclement, les armées allemandes reçoivent l’ordre de se replier vers le nord. Ce retrait marque l’échec du plan allemand qui visait une victoire rapide contre la France.
Le 12 septembre 1914, la bataille de la Marne s’achève. Les Allemands se retirent derrière la rivière de l’Aisne où ils commencent à fortifier leurs positions. Très vite, les deux camps creusent des tranchées afin de se protéger. La guerre de mouvement laisse progressivement place à la guerre des tranchées.
La victoire de la Marne sauve Paris et empêche l’effondrement de la France au début du conflit. Elle redonne également espoir aux populations françaises et alliées après plusieurs semaines de recul et d’inquiétude.
Cette bataille constitue donc un tournant essentiel de la Première Guerre mondiale. Sans cette victoire, l’histoire de la guerre aurait pu être totalement différente. La bataille de la Marne montre aussi l’importance du courage des soldats français, britanniques et alliés face à une situation extrêmement périlleuse.
Les pertes sont considérables : plusieurs centaines de milliers de soldats sont tués, blessés ou disparus durant les combats. De nombreuses familles françaises sont touchées dès les premiers mois du conflit.
Dans la mémoire collective française, la bataille de la Marne reste l’un des grands symboles de résistance nationale de l’année 1914. Elle représente le moment où la France réussit à arrêter l’invasion allemande alors que tout semblait presque perdu.
Témoignage : « Nous marchons sans cesse, on dit que Paris est derrière nous. Hier nous avons tenu bon et les Allemands reculent. Personne ne parle de victoire, seulement de fatigue.
Soldats du Pays de Ploërmel morts pour la France durant la bataille de la Marne :
François DUCHENE : est né le 20 décembre 1889 à Loyat (Morbihan) et est décédé le 8 septembre 1914 à Lenharrée (Marne) Il était incorporé au 116ème Régiment d’Infanterie.
Vincent DANET : est né le 23 juillet 1892 à Guégon (Morbihan) et est décédé le 13 septembre 1914 à Cormontreuil lés Reims (Marne) Il était incorporé au 7ème Régiment d’Artillerie – (Grade : Canonnier)
Joseph TRÉMOREUX : est né le 24 février 1890 à Guégon (Morbihan) et est décédé le 1er décembre 1914 à Prosnes (Marne) Il était incorporé au 6ème Régiment du Génie
Jean PUISSANT : est né le 5 novembre 1893 à Ploërmel (Morbihan) et est décédé le 15 septembre 1914 à Virginy (Marne) Il était incorporé au 1er Régiment d’Artillerie Coloniale (Grade : 2ème canonnier conducteur)
Jean JOUANNIC : est né le 29 juillet 1882 à Ploërmel (Morbihan) et est décédé le 15 septembre 1914 à Ville sur Tourbe (Marne) Il était incorporé au 2ème Régiment d’Infanterie Coloniale.
Pierre PELARD : est né le 8 juin 1890 à Ploërmel (Morbihan) et est décédé le 6 septembre 1914 aux Essarts les Sézanne (Marne) Il était incorporé au 70ème régiment d’Infanterie.
Mathurin GUYOT : est né le 24 février 1893 à Ploërmel (Morbihan) et est décédé le 6 septembre 1914 aux Essarts les Sézanne (Marne) Il était incorporé au 70ème régiment d’Infanterie.
Pierre MAROT : est né le 20 novembre 1891 à Loyat (Morbihan) et est décédé le 19 mars 1915 à La Harazée (Marne) Il était incorporé au 94ème Régiment d’Infanterie.
Alphonse RAFFRAY : est né le 22janvier 1887 à Mauron (Morbihan) et est décédé le 8 septembre 1914 à Haussimont (Marne) Il était incorporé au 116ème régiment d’Infanterie.
Alexandre GARIN : est né le 1er juin 1893 à NÉANT (Morbihan) et est décédé le 8 septembre à La Fère-Champenoise (Marne) Il était incorporé au 64ème Régiment d’Infanterie.
Victor MOUNIER : est né le 13 avril 1891 à MÉNÉAC (Morbihan) et est décédé le 7 septembre 1914 à VASSIMONT (Marne) Il était incorporé au 62ème Régiment d’Infanterie.
Cyprien LE BRETON : est né le 6 mai 1887 à Pleugriffet (Morbihan) et est décédé le 15 septembre 1914 à Ville-sur-Tourbe (Marne) Il était incorporé au 2ème régiment d’Infanterie Coloniale.
Henri ALLAIN : né le 4 mars 1889 à Pontivy (Morbihan) et est décédé le 28 août 1918 à Chavigny (Aisne) Il était incorporé au 277ème Régiment d’Infanterie
François DROGUET : est né le 17 octobre 1882 à Betton (Ille & Vilaine) et est décédé le 7 septembre 1914 à Thiéblemont (Marne) Il était incorporé au 1er Régiment d’Infanterie Coloniale.