Correspondances de poilus 1914-1918

  • D.P. Lettre du 15 novembre 1918

    à Mauron15/11/1918Chers parents,Deux mots; très heureux d'avoir reçu de vos nouvelles; tant qu'à moi, il en est ainsi. En ce moment je suis dans un village qui est grand comme le bourg de chez nous. Il s'appelle Raucourt à 20 km de Sedan. En arrière où nous sommes très bien; tous les gens délivrés du pays nous invitent à boire le café qu'il font avec de l'orge. Á part cela; tout va bien, il ne reste plus que la fuite, le plus tôt possible. cher père; je voudrai te parler au sujet du jardin que tu veux faire devant chez nous si nous serions sans loyer au mois de mars…

  • Joseph AMIAUX – 9 août 1918

    Cittadella (Italie) le 9 août 1918. Chère sœur, Nous devons embarquer ce soir, destination que tu dois te douter . Ne vous en faites pas on va se cramponner à la rampe. La santé est excellente et je désire qu’il en soit de même pour toi, ainsi que maman et Eugène. Cette carte que je te fais, je vais la mettre en route car les lettres ne partent plus. Le voyage ne va pas être intéressant comme pour venir, on va être serrés comme des sardines et pour faire un trajet pareil je vous enverrai des cartes le long du trajet. Je crois que nous ne passons pas par la…

  • D.P. Lettre du 7 août 1918

    à Mauron07/08/1918Chers parents,Deux mots; très heureux d'avoir reçu de vos bonnes nouvelles; tant qu'à moi, elles sont bonnes et je désire que vous soyez de même. Je vois qu'il y a beaucoup de permissionnaires au pays. Vous souhaiterez le bonjour à Pierre Salmon ainsi qu'aux amis qui ont eu l'amabilité de me le souhaiter; vous leur en souhaiterez de ma part. Je vois qu'il tombe de l'eau par où nous sommes mais il faut espérer que ça ne va pas continuer. chère sœur, j'ai appris une chose dont je ne savais pas mais il ne faut pas en parler que tu sais que j'écrive à telle dont tu en as…

  • D.P. Lettre du 29 juillet 1918

    Désiré à ses parents à Mauron 29/07/1918 Chers parents, Deux mots; très heureux d'avoir reçu de vos bonnes nouvelles; tant qu'à moi, elle est bonne aussi et je désire que ma lettre, à son arrivée vous trouve de même. Chère sœur; je vois que ton ami est resté avec un grand nombre de ses camarades sur le champ de bataille mais il y en à d'autres où du moins tu ne seras pas la seule sans savoir puisqu'ils les font tous tuer, mais il y a les jeunes qui s'élèvent et qui seront capables lorsque la guerre sera finie. je va vous raconter ce qu'ont fait les copains et moi;…

  • D.P. Lettre du 8 juillet 1918

    Désiré à ses parentsà Mauron08/07/1918Chers parents,Deux mots; très content d'avoir reçu de vos bonnes nouvelles; tant qu'à moi, elles sont toujours bonnes aussi et je désire que vous soyez de même. je suis heureux que vous avez reçu mon petit colis qui a pu vous faire plaisir. Si je peux vous en envoyer d'autres, je le ferai. maman pourra faire un peu de chocolat; ça lui fera du bien. Je veux même qu'elle le fasse si elle l'aime. je ferai mon possible pour lui en envoyer d'autres. j'ai reçu vos cinq francs; je vous remercie beaucoup. je va vous dire que j'ai donné un petit colis pour papa: cinq paquet…

  • Joseph AMIAUX – 26 juin 1918

    Lindern (Allemagne – Basse-Saxe) le 26 juin 1918. Chère sœur, Toujours la même chose : santé excellent et pour vous tous, il doit en être de même et l’andouille, je l’attends car je commence à en avoir perdu le goût depuis longtemps que j’en ai pas goûté. De ce moment, la boustifaille est maigre. Affectueux bonjour à tous. Ton frangin tout dévoué. J. Amiaux.

  • Joseph AMIAUX – 24 juin 1918

    Vignacourt (Somme), Le 24 juin 1918. Cher frère, Je suis toujours bien et je souhaite qu’il en soit de même pour toi. C’est une vue du pays où nous sommes. Nous attendons le moment de monter en lignes ; il y a quelque chose comme des bombardements. Ton frère qui t’aime. Joseph.

  • Joseph AMIAUX – 2 juin 1918

    Lindern (Allemagne – Basse-Saxe) le 2 juin 1918. Chère Maman, Je suis de retour à Lindern mais pas pour bien longtemps, j’ai reçu le mandat de 35 francs hier et je vous remercie. La santé est très bonne et je souhaite qu’il en est de même pour vous. Il fait très chaud par ici. Je ne serais pas là pour la fête, c’est bien embêtant. Je vais finir par devenir un bon cavalier car je fais des tours à cheval. Bons baisers à tous, ton fils tout dévoué. Joseph.

  • Alphonse GARDAHAUT – Carte du 21 mai 1918

    Saint-Omer (Nord), le 21 mai 1918. Ma chère petite Aline, Je m’empresse de répondre à ta carte que j’ai reçue aujourd’hui et qui m’a fait plaisir de recevoir de tes nouvelles. Demain nous devons nous déplacer c’est à dire dans la nuit et nous ne savons pas où nous allons. Il est question que nous montions en ligne mais ce n’est pas sur car à la division il y a des épidémies et cela nous retarderait.Je ne vois plus rien à te dire pour le moment.Je finis ma carte en t’embrassant bien fort de loin.Reçois de ton petit ami qui t’aime pour la vie un doux baiser. Alphonse

  • Hervé LOUIS – carte du 16 mai 1918

    Somme, le 16 mai 1918.Ma chère Aline, En ce moment, je trimballe mes abattis en Lorraine ; ça change un peu de la Somme. Le pays est magnifique et le beau sexe foisonne. Me trouvant cantonné dans un pays arrosé par la Meurthe, je m’offre la pêche comme distraction. Joseph et Alphonse me donnent régulièrement de leurs nouvelles. Vite notre perme à tous ; les trois que nous retournions nous balader à Ploërmel. mon meilleur bonjour à ta maman. Ton cousin qui pense à toi et t’embrasse très fort.Louis.

  • Joseph AMIAUX – 14 mai 1918

    Doullens (Somme), le 14 mai 1918. Chère maman, Nous partons demain en camion. Quelle destination ? Je ne peux te dire mais nous filons vers le nord, je crois que c’est la Belgique. Depuis quelques jours je ne reçois plus de lettres de personne et c’est vrai que pour les lettres ça ne le fait pas bien. Reçois de ton fils un doux baiser. Joseph

  • Joseph AMIAUX – 14 mai 1918

    Doullens (Somme), le 14 mai 1918. Cher frère, Nous partons demain en camion ; nous prenons la direction de la Belgique. Je suis toujours bien et souhaite qu’il en soit de même pour toi. Je t’enverrai un mot quand je serai à destination. Reçois de ton frère un bonjour. Joseph.

  • D.P. Lettre du 24 avril 1918

    Désiré à ses parentsà Mauron24/04/1918Chers parents,Deux mots pour avoir l'état de votre santé; pour moi, elle est très bonne et je désire que vous soyez de même. Aujourd'hui, il fait un temps superbe; le soleil rayonne dans nos ruines où nous sommes très bien. L'on ne demande qu'une chose, c'est d'y rester le plus longtemps possible. Des nouvelles, je n'en connais pas. J'espère que la récolte doit pousser de ce temps là et que l'ouvrage ne va pas manquer. Pelhan et Jouet se porte toujours bien. je finis en pensant toujours à vous. Votre fils. Je vous écris le 19; je crois que vous l'avez reçu. j'ai appris que Louis…

  • D.P. Lettre du 5 avril 1918

    Désiré à ses parentsà Mauron05/04/1918Chers parents,Deux mots pour vous dire que j'ai fait un bon voyage mais je ne suis pas resté où je vous disais qu'il était. Ils sont partis juste comme j'arrivai et moi, j'ai repris le train lorsque j'ai su où il allait mais aujourd'hui, j'ai été avec eux et demain, l'on arrive à destination. je n'ai pas besoin de vous dire où je crois que vous devez le savoir. ce n'est pas difficile; ça se voit dans les journaux assez souvent. Enfin, ne vous en faites pas pour moi. je ferai mon possible pour vous écrire le plus que je pourrai. j'ai vu Pelhan et Jouet.…

  • Joseph AMIAUX – 15 mars 1918

    Galliera Veneta (Italie) Mars 1918 Cher frère, merci de ta carte qui m’est parvenue hier soir. Enfin, nous retournons en France. Sur la carte à maman j’ai oublié de lui dire de m’envoyer de l’argent et des colis car après un voyage comme ça, la bourse va se vider. En arrivant sur le front français j’en aurais besoin. Il n’y a qu’à expédier à la même adresse vu qu’elle ne change pas. Ton frère qui t’aime pour la vie. Joseph

  • Joseph AMIAUX – 10 mars 1918

    Le 10 mars 1918. Chère sœur, Je suis toujours bien surtout depuis hier que j’ai fait sauter l’autre dent qui me faisait souffrir. Nous sommes pas mal dans ce secteur. L’on serait encore mieux à l’arrière mais ça peut aller. Il s’est rendu des Autrichiens ; dans le nombre, il y avait un capitaine et d’autres officiers ; les types en avaient marre. Reçois de ton frère un affectueux bonjour ; embrasse bien Maman pour moi. Joseph.