Correspondances de poilus 1914-1918

  • Joseph AMIAUX – 24 avril 1917

    Brunoy (Seine et Oise) le 24 avril 1917. Chère sœur, J’ai reçu ta lettre samedi. Tu me demandes des choses que tu le sais. Tu me demandes si Alphonse n’est plus avec moi à moins qu’il serait parti faire un voyage dans la lune. Je suis stationné et non de passage auprès de Paris. J’en suis à 23km. Mais pour avoir une prime il faut la demander au moins 15 jours à l’avance. C’est la bonne vie mais tout est cher. Je ne m’en fait pas car quand il faudra remonter et sera assez tôt. Dimanche j’ai été avec Alphonse faire une partie de bateau sur cette rivière. Tu ferais…

  • Joseph AMIAUX – 10 mai 1917

    Le 10 mai 1917. Chère sœur Je suis toujours bien et je désire qu’il en est de même pour toi ainsi que maman. Un de ces jours je vous enverrais à chacune ainsi qu’à Eugène un petit mouchoir que je vais faire étant au repos avec des parachutes de toile. Nous devions être relevés hier soir mais en voilà pour 4 jours de plus à rester aux tranchées. Ces jours-ci nous sommes bien nourris, nous avons soit des confitures ou du fromage mais une fois redescendu ce sera comme avant. Ton frère qui t’aime. Joseph

  • Joseph AMIAUX – 9 juillet 1917

    Cerçay (Seine et Oise) le 9 juillet 1917. Bonjour de Cerçay, je crois que le repos se termine car voilà 15 jours que nous sommes dans ce patelin. J’ai reçu la lettre d’Eugène avec sa petite photo et je le remercie beaucoup. Je crois que cette fois nous prendrons la bonne direction. Bonjour d’Alphonse. Je termine en t’embrassant de tout cœur. Joseph.

  • Joseph AMIAUX – 27 juillet 1917

    Cerçay (Seine et Oise) le 27 juillet 1917. Chère Maman, Je suis toujours en bonne santé et je désire qu’il en est de même pour toi ainsi que toute la famille. Je ne me suis pas trop aperçu du vaccin ; légèrement mal au bras et aujourd’hui, je tire encore un jour de repos. Tu peux juger des pays proches où nous sommes comme c’est agréable surtout par un temps comme ça. Depuis que la division est au repos ; on a fêté par un concert le dimanche et le samedi. c’est le moment d’en profiter car aux tranchées ; ce ne sera pas si agréable. je te l’assure que…

  • Joseph AMIAUX – 1er août 1917

    Cerçay (Seine et Oise) le 1er août 1917. Chère mère, Nous partons demain du pays de Cerçay à grand regrets. Je ne sais pas quelle direction l’on prend. Je ne sais pas si l’on remonte en ligne ou si nous allons dans un autre pays plus loin. Aussitôt rendu à destination j’ t’enverrai un mot. Embrasse Aline et Eugène pour moi. Ton fils qui t’aime pour la vie. Joseph.

  • Joseph AMIAUX – 12 août 1917

    Coulonges-en-Tardenois (Aisne) le 12 août 1917. La santé est toujours très bonne et je désire qu’il en soit de même pour vous tous. Voici le patelin qui touche le camp où nous sommes. je ne sais pas si tu as reçu la lettre où je demande de m’envoyer un colis car je t’assure qu’on sent l’eau de la ratatouille. Reçois de ton fils un bon baiser.Joseph.

  • Joseph AMIAUX – 22 septembre 1917

    Magneux (Marne) le 22 septembre 1917.Chère Maman, je suis toujours en bonne santé et je désire qu’il en est de même pour toute la maison. Nous sommes dans la Marne à 2km1/2 de Fismes. Nous partons sans doute demain, l’on en a peiné pour venir depuis les lignes. Nous sommes arrivés ce matin à 1 heure ce matin. Nous étions trempés de sueur et obligés de coucher sur la terre humide dans des baraquements, même pas un lopin de paille. Nous devons retourner tout prêt de l’on était avant de monter aux tranchées. Je vois bien que nous serons obligés de remonter dans les parages de où nous sortons. Ce…

  • Joseph AMIAUX – 26 septembre 1917

    Magneux (Marne) le 26 septembre 1917. Cher frère, je suis toujours en bonne santé et je souhaite qu’il en soit de même pour toi. Par ici il fait un très beau temps. Je compte m’en aller au pays sans tarder car les permes vont recommencer vers le 1er octobre. Reçois de ton frangin ainsi qu’Alphonse un bonjour. Ton frère, Joseph.

  • Joseph AMIAUX – 7 octobre 1917

    Magneux (Marne) le 7 octobre 1917. Chère sœur, Je suis toujours bien et je souhaite qu’il en soit de même pour toi ainsi que Maman. Hier, j’ai trouvé la lettre de maman. Nous partons ce midi du camp pour monter en lignes ; nous devons faire le chemin en deux étapes. Alphonse va arriver, l’on va être parti. Nous avons eu une drôle d’arrivée pour notre perme. Ton frère qui t’aime.Joseph.

  • Joseph AMIAUX – 11 novembre 1917

    Italie, le 11 novembre 1917.Chère Sœur, Je suis toujours en bonne santé et je souhaite qu’il en est de même pour toi ainsi que maman. Ce midi je vais faire une lettre pour raconter le voyage qui a duré cinq jours. Nous partons de ce pays demain, c’est loin du pays où nous sommes cantonné en ce moment.Ton frère qui pense à toi.J. Amiaux

  • Joseph AMIAUX – 13 novembre 1917

    Italie, le 13 novembre 1917. Chère mère, Je n’ai pas le temps d’écrire car nous sommes en déplacement tous les jours. Envoie surtout pas mal d’argent car nous en avons besoin. Le pays n’est pas mauvais, nous ne sommes pas encore en ligne. Je reçois bien tes lettres. Ton fils qui pense à toi. Joseph.

  • Joseph AMIAUX – 14 novembre 1917

    Italie, le 14 novembre 1917. Cher frère, J’ai reçu ta lettre et je t’en remercie, Je reste sur le front italien, Alphonse est toujours avec moi puisque toute la division est revenue. Ton frère qui t’aime. Joseph.

  • Joseph AMIAUX – 14 novembre 1917

    Italie, le 14 novembre 1917. Chère sœur, Je viens d’écrire une lettre à maman. Cette carte que je t’envoie, j’en ai déjà envoyée de ce pays en arrivant en Italie. J’ai envoyé une carte à Mr. Bouton, tante Eugénie et Nini Hervé. Je ne sais s’ils l’ont reçu. J’ai demandé de l’argent et un colis. Envoyez moi pas mal de pognon. Ton frère qui t’aime. Joseph.

  • Carte du 9 septembre 1917

    La-Trinité-Porhoët (Morbihan), le 09-09-1917. Mon cher Joseph,Deux mots pour venir te donner de nos nouvelles qui sont très bonnes et je désire de tout cœur que tu sois de même. Aujourd’hui nous avons eu des nouvelles de mes frères qui nous disent être très bien aussi. Comptes-tu bientôt revenir en permission ? Il y a déjà un bon moment que tu n’es pas venu.Les permissionnaires sont ? de ce moment. Sans doute que les permissions ne marchent pas très bien.Le père Quinio s’est laissé mourir et son enterrement aura lieu demain matin. Mercredi nous aurons une noce de la meunière de Baussac avec un nommé Soulabail de la Madeleine, un…

  • Alphonse GARDAHAUT – carte du 8 août 1917

    Coulonges (Marne) Sur le front de la bataille de la Marne, le 8 août 1917. Chère Aline, Je t’écris quelques mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le moment. Je pense que ma carte te trouve de même. Nous avons changé de patelin, maintenant nous sommes à Coulonges près de Fismes, nous devons monter d’ici quelques jours vers Craonne, ce ne sera pas encore le filon car c’est un mauvais secteur, il faut espérer que tout se passera pour le mieux. Je ne vois rien à te dire pour le moment. Bien le bonjour à Madame et Eugène Amiaux. Un ami qui vous embrasse bien fort…

  • Alphonse GARDAHAUT – carte du 28 août 1917

    Craonne (Aisne), Sur le front au Chemin des Dames, le 28 août 1917. Chère Aline, Je t’écris ces quelques mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le moment. Je pense que ma carte te trouve de même. Ici, il ne fait pas si beau qu’à la Trinité car il pleut de temps en temps pour le moment dans ce secteur de Craonne ce n’est pas trop terrible. Heureusement pour nous car ce ne verrai pas le filon. Je pense que le temps que nous avons dans ce secteur et cela continuera … aller en perme pour 10 jours à ce jour, nous passerons encore 5 minutes de…

  • Alphonse GARDAHAUT – carte du 4 décembre 1917

    Ma chère Aline, Je rends réponse à ton aimable lettre qui m’a fait plaisir de recevoir de tes nouvelles qui sont très bonnes pour le moment, moi, il en est de même pour le moment. Je pense que Joseph a dû vous écrire pour et que vous demandiez sur ma lettre. Maintenant, nos lettres arrivent bien. Nous recevons nos colis en bon état. Quand nous retournerons en France, tu parles d’une bombe qu’on fera et je crois qu’on s’amusera si on peut pas s’en retourner. On restera coucher. Par ici, le temps est toujours le même à part quelques jours où nous avons eu un temps sombre mais il ne…

  • X. FULENMEYER – carte du 1er juillet 1917

    Lure, le 1er juillet 1917. Cher camarade, je suis arrivé assez rapidement à la maison et surpris mes parents qui ne m’attendaient guère. Il en a dû être de même pour les tiens. j’espère que tu as reçu ma carte de Paris où j’ai passé une journée avec Weber. Je pars après-demain voir Roger. Je t’enverrai une carte. Pour ma part, j’en ai reçu une ce matin d’Arthur. Je vais lui répondre aussitôt. Á bientôt le plaisir de te lire et bonne perme. Mes amitiés à ta famille. Cordiale poignée de main.Envoi de Furlenmeyer, permissionnaire de la Cie28/2, section 184.

  • X. CHANVRIL – carte du 5 avril 1917

    Breuil, le 5 avril 1917. Chère Marraine, Je vous écris une petite carte pour vos donner de mes nouvelles qui sont toujours bonnes. Je suis arrivé hier matin à ma compagnie en bonne santé après avoir fait 5 jours de voyage. La gare régulatrice de Noisy le sec m’a envoyé m’équiper à Troyes dans le département de l’Aube. J’ai passé par Chalons sur Marne et dans toutes les gares, il fallait au moins s’arrêter 3 heures. Les trains étaient bondés de permissionnaires. Je souhaite que ma carte vous trouvera en bonne santé. votre filleul affectueux. Je remonte sur ma machine aujourd’hui et la pluie tombe à verse.Chanvril, 3e génie, 7e…

  • Jeanne Marie JOUAN – carte du 5 janvier 1917

    Ménéac, le 5 janvier 1917. Ma bien chère tante, Je t’envoie une petite carte pour vous souhaiter une bonne et heureuse année, meilleure que celle qui vient de finir, elle nous a coûté une grande épreuve en perdant mon bien aimé fils (1) et notre bon fils disparu en 1915, le 9 mai (2) à ras prier le bon Dieu pour eux et pour moi. Mon mari et les autres enfants se portent bien. Ma petite-fille est avec sa tante. Elle vous écrira un de ces jours. Votre nièce qui vous embrasse de tout son cœur.  Récrivez-nous : JOUAN Voici mon adresse : Monsieur et Madame GASTARD (3), au Chauchix, Ménéac,…

  • Joseph GALLAIS – carte du 27 septembre 1917

    Saint-Brieuc, le 27 septembre 1917. Monsieur Joseph, Aujourd’hui, rentrée de perme de 15 jours ; un peu mal à la tête mais que veux tu, c’est la vie. J’en ai tout de même eu de la veine d’avoir 50 jours de perme. Tu sais, je crois qu’il faudra que je retourne au ?, ça ne fait pas plaisir, mais que veux tu. Reçois d’un copain mes meilleurs souvenirs.J. Gallais

  • Hervé LOUIS – carte du 6 mai 1917

    Secteur 96, le 06 mai 1917. En réponse à ta carte du 30 Avril, je t’adresse une bobine avec prière de la combler de nombreux bécots ; ça te rappelleras ton jeune temps et le mien sur la petite sente en revenant de St Marc. As-tu rencontré l’élu de ton petit cœur ? Ici, malgré les premiers beaux jours de printemps, je suis tout refroidi et ne pense pas beaucoup aux petites amies. Le canon et la chasse aux boches, seul, m’intéresse. Je ne crois pas retourner en permission avant la fin de la guerre. Nous avons trop de travail. Mes amitiés et le bonjour à ta maman. Je t’embrasse…

  • Hervé LOUIS – carte du 28 novembre 1917

    Le 28 novembre 1917.Ma chère Aline,Je t’adresse ainsi qu’à ta maman tous mes bons vœux et souhaits pour l’année 18. Que cette nouvelle année vous rende vite Joseph et …. de nous et nos familles ! La joie sera alors complète. Je suis toujours bien et supporte bien le froid. Reçois mes meilleures amitiés. Ton cousin qui pense à toi. Louis

  • D.P. Lettre du 13 septembre 1917

    Désiré à ses parentsà Mauron13/12/1917Chers parents,Deux mots seulement pour vous donner l'état de ma santé qui est bonne et je désire que vous soyez de même. J'espère que vous avez de mes nouvelles et que Pelhan est près à revenir. Je suis aux tranchées mais ce n'est pas trop pénible à part que il fait froid un peu et que la boue ne manque pas. je pense voir Joseph Salmon la semaine prochaine. je tâcherai, toujours. je pense que mon cousin est en perme. Vous lui souhaiterez le bonjour de ma part. Je finis parce que j'ai froid aux mains. Votre fils qui pense à vous.Désiré Pambouc