Correspondances de poilus 1914-1918

  • D.P. Lettre du 23 octobre 1917

    Le 23 octobre 1917. Deux mots très content d’avoir reçu l’état de votre santé de la part de Pellan ainsi que votre colis qui était très bon. Je suis très content que vous avez envoyé le briquet, je vas le faire arranger et je vas vous l’emporter quand j’irai en perme. Je n’étais pas là quand Pellan est arrivé j’étais à chercher des chevaux trois jours parti. Je suis en bonne santé et je désire que vous soyez de même. Il m’a donné douze francs vous me direz si c’est ça oui ou non. Jouet doit partir d’ici une dizaine de jours. Les châtaignes étaient très bonnes et je ne…

  • D.P. Lettre du 30 octobre 1917

    Le 30 octobre 1917. Cher Parent, deux mots pour savoir l’état de votre santé pour moi elle est très bonne et je désire que vous soyez de même. Je peux vous dire que Jouet va partir demain en perm et je lui donne un colis de tabac. S’il ne le met pas chez vous il le mettra chez tonton Adrien vous pouvez en donner à Ange Guillotin un peu, il sera content. J’irai vous voir le 19 ou le 20 je serai chez vous. Pellan se porte toujours bien aussi je le vois tous les jours. D’autres nouvelles je n’en connais pas, je finis en pensant toujours à vous. Votre…

  • D.P. Lettre du 25 août 1917

    25 août 1917 Cher Parent, Deux mots pour vous donner l’état de ma santé qui est bonne et je désire que vous soyez de même. J’ai quitté Jouet ce matin pour aller à l’avant mais je pense que l’on sera assez tranquilles à part ce qu’il y a de l’ouvrage à faire et un sale métier dégoûtant. Je vas vous dire que l’ai vu mon cousin et il m’en à parlé et moi je lui ai dit que je l’avais dit et puis je lui ai parlé des lettres qu’il m’a gardées étant à l’état- major il a avoué et il est parti comme un fainéant qu’il est pour moi,…

  • D.P. Lettre du 27 août 1917

    27 août 1917 Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes pour moi la santé est bonne aussi. Vous ne me dîtes pas que vous avez reçu ma photo que je vous ai envoyée. Vous me dites que chez vous il y a encore des permissionnaires mais nous autres ils sont arrêtés pour un petit moment. Je suis content que le seigle est bien rentré bien que ce soir il tombe de l’eau je pense bien en avoir pour la nuit en ce moment je suis à manier des obus qui pèsent au moins 100 kilos et pas facile à manier. Je suis à une douzaine de…

  • D.P. Lettre du 15 août 1917

    15 août 1917 Cher Parent, Deux mots, très content d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi elles sont bonnes aussi et je désire que vous soyez de même. Je suis content que votre seigle est épuré et lié et s’il serait ramassé ça serait encore mieux. Par ici il fait de la pluie tous les jours. Pour ce que ma cousine a raconté c’est la vérité que je lui ai dit et pour moi c’est un dégoûtant, toutes les lettres qui étaient à moi et qu’il a déchiré, je n’appelle pas ça un homme. Je peux lui prouver quand il voudra pour ça je m’en fous. Je pense que…

  • D.P. Lettre du 5 août 1917

    5 août 1917 Cher Parent, Deux mots pour vous raconter mon voyage qui s’est très bien passé, jusqu’à ce moment je ne suis pas tout à fait rendu puisqu’ils ont changé, ils sont partis du côté de l’ouest. Je suis en bonne santé et je désire qu’il en soit de même. J’ai passé toute ma soirée avec les filles Daniel, il a fallu manger et boire, ils sont très bien installés mais je n’ai pas vu Maria pourtant j’aurai été content. Je suis parti de Rennes à minuit, j’ai trouvé Dolo qui était chez François Huet, l’on a été toute la journée ensemble ainsi que François Godreul mais il m’a…

  • D.P. Lettre du 3 juin 1917

    Le 3 juin 1917. Cher Parent, je vous écrive deux mots très contents d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi la santé va très bien et je désire que vous soyez de même. Vous me dîtes qu’il y a beaucoup de permissionnaires, pour moi je n’ai pas de chance quand j’y va. Je suis presque seul, j’ai reçu une lettre de Léon Godreul aujourd’hui, il se porte bien je ne suis pas avec Pellan ni Jouet mais s’il va en perme donnes lui ce qui vous plaira, il y en a qui vont tous les jours qu’il est. Nous sommes assez tranquilles et les boches ne nous bombardent pas…

  • D.P. Lettre du 16 septembre 1917

    Le 16 septembre 1917. Cher Parent, Deux très heureux d’avoir reçu de vos nouvelles pour moi elles sont bonnes et je désire que vous soyez de même. Vous me disiez si Pellan a été chez nous mais je pense bien que non. Je n’ai pas reçu de ses nouvelles depuis qu’il y a été mais je pense que toujours il est dans le même endroit. Je ne vois rien à vous raconter. Jouet se porte bien. Votre fils qui pense à vous. Désiré Pambouc.

  • D.P. Lettre du 24 septembre 1917

    Le 24 septembre 1917. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir de vos bonnes nouvelles pour moi elles sont très bonnes et je désire que vous soyez de même. Je suis toujours au même endroit et assez tranquille. Jouet se porte bien, vous me disiez si l’on parle de renvoyer les prisonniers de guerre qui sont depuis le début comme Fichet ou s’ils sont arrivés. Vous souhaiterez le bonjour à Serge Guillotin ainsi qu’à tonton Adrien et au voisin de ma part. Votre fils qui pense à vous. Désiré Pambouc

  • D.P. Lettre du 3 mars 1917

    Le 3 mars 1917. Bien chers Parents, je vous écrive deux mots pour vous dire que la santé est très bonne et je désire que vous soyez de même. J’espère qu’il fait du beau temps comme par ici. Bien le bonjour au voisin ainsi qu’au … Je ne vois plus rien à vous dire. Je finis en pensant toujours à vous. Votre fils qui vous embrasse de loin.

  • D.P. Lettre du 18 septembre 1917

    Le 18 septembre 1917. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi ils sont très bonnes aussi et je désire que vous soyez de même. Je pense que la moisson d’août doit s’avancer à ramasser par chez nous, je sais très bien que ça a été dur avec le peu de monde qu’il reste à ramasser, vous me dîtes qu’il y a beaucoup de permissionnaires, tant mieux pour celui qui peut toujours y aller de temps en temps comme nous autres mais celui qui est prisonnier il doit trouver le temps bien long. Je peux vous dire qu’il ne faut pas vous en faire…

  • D.P. Lettre du 7 décembre 1917

    Le 7 décembre 1917. Cher Parent, je suis arrivé en bonne destination mais il fait froid plus qu’à Mauron. Je suis en très bonne santé et je désire que vous en soyez de même. L’on doit prendre les tranchées ces jours ci je ne sais pas pour combien de temps. Vous souhaiterez le bonjour à Mathurin Salmon ainsi qu’à chez Guillotin le cordonnier. Je vous dirai que Joseph Salmon est est tout près de moi, je pense le voir d’ici quelques jours, il vous souhaite le bonjour. Je finis en pensant toujours à vous, votre fils D.P.

  • D.P. Lettre du 8 janvier 1917

    Le 8 janvier 1917 Bien chers parents, Je vous écrit deux mots, très content que je suis désenrhumé, je me porte à merveille et je désire que vous soyez de même. Je vas vous dire Que Pellan va en permission demain matin. Je lui la donne à emporter mais si je veux quelque chose à me remporter, vous lui donnerez rien que du beurre, rien d’autre chose. Aujourd’hui, la neige fond et l’eau ne manque pas.Votre fils qui pense à vous. Pellan vous dira le restant.

  • D.P. Lettre du 11 juillet 1917

    Le 11 juillet 1917. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi la santé est bonne et je désiré que vous soyez de même. Vous me dîtes qu’il tombe de l’eau tous les jours pourtant il n’y a pas besoin pour ramasser le foin sec tout le monde ne sont pas en force, vous pouvez compter sur moi à la fin du mois mais je ne sais pas le quel jour. Vous me demandez si la bidoche était bonne, oui n’importe comment elle est, elle est toujours meilleure que celle qu’on touche, l’argent je l’ai eu aussi. Je ne vois plus rien à vous…

  • D.P. Lettre du 13 janvier 1917

    Bien chers parents, Je vous écrit deux mots, très content d’avoir reçu de vos nouvelle ; tant qu’à moi, ils sont de mêmes. J’espère que vous avez vu Pelhan qui est en permission. Vous pourrez lui dire qu’il a eu de la chance de partir ce jour là ; s’il avait tardé un jour, il n’aurait pas pu partir. Si vous voulez lui donner quelque chose, ne lui donnez que du beurre, de la viande. Je n’en veux pas à moins que ce serait du lard. Je vous dirai que depuis que je suis arrivé, j’ai été quatre jours exempté de service par le rhume. bien le bonjour au voisin…

  • Joseph AMIAUX – 28 mars 1917

    Châlons-sur-Marne (Marne) le 28 mars 1917. Cher frèreJ’ai reçu ta carte il y a 3 jours et je t’en remercie beaucoup. Je suis toujours bien et je souhaite qu’il en est de même pour toi. J’ai changé de pays il y a huit jours vendredi. Je suis toujours à peu près dans les mêmes parages. Il fait froid il tombe souvent de la neige mais elle ne reste pas.Ton frère qui t’aime. Joseph1er Génie Secteur 5Nous en avons pas pour longtemps ici.

  • Joseph AMIAUX – 28 mars 1917

    Châlons-sur-Marne (Marne) le 28 mars 1917. La santé est toujours bonne t je souhaite qu’il en est de même pour toi ainsi qu’Aline. Le froid continue toujours, la neige tombe mais elle ne reste pas. Nous travaillons tout à fait dur de ce moment aussi nous sommes obligés d’acheter à manger car la nourriture ne suffit pas. J’ai reçu la lettre d’Aline hier. Ton fils qui t’embrasse de tout cœur. Joseph.

  • Joseph AMIAUX – 1er avril 1917

    Auve (Marne) le 1er avril 1917. Chère mère, J’ai reçu le colis ce soir et je t’en remercie beaucoup. Tout y était et en bon état. Une prochaine fois ne l’envoie pas recommandée c’est de l’argent dépensé inutilement. Hélas, non, je ne serais pas versé au 5e embusqué. Nous étions pour leur donner un coup de mains, le travail est fini et dans quelques jours nous mettons les voiles. Pour où je n’en sais rien. Je te le dirais quand j’y serais rendu. Victor Hervé a été à la poursuite des boches ! Ah le veinard. Dans ce coin de Champagne il ne bouge pas souvent les salauds. Je préfèrerais…

  • Joseph AMIAUX – 12 avril 1917

    Côte-d’Or le 12 avril 1917. Chère Maman, Je ne sais de quel côté nous nous dirigeons, nous sommes près de Dijon en ce moment. Il fait beau temps. Adieu l’Italie et surtout les beaux jours passés là-bas. Bonjour à toute la famille. Ton fils tout dévoué.Joseph.

  • Joseph AMIAUX – 13 avril 1917

    Côte-d’Or le 13 avril 1917. Chère mère, Nous partons demain matin à 6h. Je suis versé au 3e Génie 2e corps d’armée ainsi que Gardahaut. Kersusan au 3e Génie aussi mais 3e corps. Nous partons dans la direction de l’Aisne. Je ne saurais la compagnie que quand je serais rendu. Enfin les bons jours sont passés. Ne te fais pas de chagrin. Aussitôt rendu si je le peux j’écrirais. Ce que je souhaite c’est que la compagnie soit au repos. Ton fils qui t’aime Joseph