Correspondances de poilus 1914-1918

D.P. Lettre du 21 juin 1917


Le 21 juin 1917.

Chers parents,

Deux mots pour vous donner l'état de ma santé qui va à merveille et je désire que ma lettre vous trouve de même. Chers parents ; j'ai reçu votre argent, je vous remercie beaucoup. je pense que Jouet est reparti et qu'il a été vous voir ; n'importe ce que vous avez donné est bon pour moi. C'est encore meilleur qu'au régiment ; pour le …, vous n'avez qu'à attendre que je va vous voir. Comme je veux travailler, l'on s'arrangera tous les deux et l'on fera comme ça nous plaira. Cher Père, lorsque j'irai me promener, le prochain coup ; je veux que tu sois avec moi et je pense que tu seras content comme un qui ne va jamais à … Pour la menthe, elle ne vaut rien. Je ne sais si vous en avez mis mais si par exemple il n'est pas parti, ce n'est pas la peine dans deux ou trois fois, la bouteille est partie et ça n'à aucun goût. Je n'ai pas reçu de lettres de mon cousin. Je ne sais s'il est rendu. Je ne vois plus rien à vous raconter. Le temps est mauvais et il en tombe beaucoup ; les seigles sont presque tombés par terre. Je finis en souhaitant le bonjour à ma cousine ainsi qu'aux voisins et à mon oncle. Votre fils qui pense à vous.


Désiré Pambouc