

Le 28 novembre 1918.
Cher parent,
Deux mots pour vous donner de mes bonnes nouvelles et je désire que ma lettre va vous trouver ainsi, depuis ma rentrée je n’ai rien que deux lettres, la dernière voilà huit ou dix jours, je pense en recevoir une un de ces jours. Je sais qu’ils ne vont pas très bien car nous sommes éloignés, maintenant l’on est dans le Luxembourg et le village s’appelle Bettborn et je crois que dans quelques jours l’on rentrera en Allemagne, vivement qu’on signe la paix et que l’on quitte ce sale métier depuis si longtemps attendre, autrement rien de nouveau. Pellan n’est pas encore rentré, je ne sais pas s’il est resté.
Je finis en pensant toujours à vous.
Votre fils qui ne vous oublie pas, à bientôt de vos bonnes nouvelles.
Désiré Pambouc