

Le 2 septembre 1918.
Cher Parent,
Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que ma petite lettre vous trouve de même. Je vous dirai que je pense aller au repos un de ces jours et je crois que les permes marcheront, voilà huit jours qu’ils n’en partent plus, je vois que les poilus ne manquent pas au pays c’est une bonne saison pour celui qui est chez lui et qui a de la récolte à ramasser il rend un grand service à la maison s’ils sont mis à vingt du cent come l’on a parler mon tour viendra vite mais ce n’est pas certain. Pour Jouet il se porte bien et Pellan aussi je pense mais je ne l’ai pas vu depuis quinze jours, c’est tout ce que je vois à vous raconter, il en part souvent même beaucoup en ce moment pour se marier plus que jamais.
Je finis en pensant toujours à vous, votre fils qui ne vous oublie pas.
Désiré Pambouc