

Le 15 septembre 1918.
Cher Parent,
C’est avec plaisir que je viens de recevoir de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que ma petite lettre vous trouve de même. Vous m’apprenez beaucoup de morts au pays, je vois que la guerre est partout. Il y a beaucoup de poilus au pays en ce moment si vous voyez mon cousin Armand Morfouesse vous lui direz que j’y serai pour en huit jours à moins qu’il y ait un déplacement qui m’empêcherait. Je vas vous envoyer une photo à cheval mais je ne suis pas très bien car mon cheval n’est pas prêt entièrement, il lui a coupé le nez mais enfin moi je suis le suis à peu près.
C’est tout ce que je vois à vous dire, je finis en pensant toujours à vous.
Votre fils qui vous embrasse de loin au plaisir de le faire au plus vite de près.
Désiré Pambouc