L’armistice du 11 novembre 1918 met fin aux combats de la Première Guerre mondiale sur le front occidental. Il ne s’agit pas d’un traité de paix, mais d’un cessez-le-feu signé entre l’Allemagne et les Alliés.

Courrier du 11 novembre 1918 – Eugène Pencolé

Eugène PENCOLÉ à ses oncle, tante et cousine, le 11 Novembre 1918. Chers oncle, tante et cousine, C’est avec une grande joie que je vous donne de mes nouvelles qui sont très bonnes surtout en ce moment ; je viens de savoir ce matin que l’Armistice était signé avec ces sales boches. Je pourrais m’en rappeler : c’est le jour que je finis trente-cinq ans le 11 Novembre. J’ai reçu votre lettre hier me disant que vous êtes tous en bonne santé ; chère cousine, je commençais à m’ennuyer de ne pas recevoir de tes nouvelles surtout après cette terrible maladie (Grippe espagnole) que presque tout le monde vient d’éprouver. Recevez chers oncle, tante et cousine de votre neveu et cousin qui vous embrasse tous bien fort en attendant d’ici peu le faire de plus près. Eugène PENCOLÉ
Courrier du 11 novembre 1918 – Désiré Pambouc

Le 11 novembre 1918.
Cher Parent, Deux mots pour vous donner de mes bonnes nouvelles et je désire qu’il en soit ainsi de vous. A l’arrivée de ma lettre aujourd’hui je change d’endroit mais je ne sais pas où l’on va enfin je crois ou du moins je le souhaite que maman va beaucoup mieux. Je crois que le fin de la guerre ne sera pas longue à faire car l’on en parle fortement, quand le canon et la mitraille ne diront plus rien ce sera une bonne chose. Pellan ne doit pas tarder à revenir, vous me direz s’il a été chez nous et mon cousin, est-ce que vous vous l’avez vu. Chère sœur, pour ce que je t’ai dit le soir que l’on revenait du rose, j’espère que tu m’écouteras car c’est ton bonheur que je te veux car ces paroles que tu as dit ne m’ont pas fait plaisir car je les garderai longtemps, je ne veux pas de cela, nos parents ont eu assez de mal à nous élever en mangeant du pain sec malheureusement pour eux, enfin je compte sur toi.
Votre fils qui ne vous oublie pas.
Désiré Pambouc
1. Contexte immédiat (automne 1918)
À l’automne 1918 :
- L’armée allemande recule après l’échec de ses offensives de printemps.
- Les Alliés (France, Royaume-Uni, États-Unis) reprennent l’initiative.
- L’Allemagne est politiquement en crise (révolutions, chute du pouvoir impérial).
Le commandement allié est dirigé par Ferdinand Foch, généralissime des armées alliées.
2. Négociations de l’armistice
Début novembre 1918 : Le gouvernement allemand demande la paix via des intermédiaires diplomatiques.
Le 8 novembre 1918 : Une délégation allemande est reçue dans la forêt de Compiègne, en France, dans le wagon de l’état-major de Foch.
Lieu : Clairière de l’Armistice
3. Les négociations dans le wagon
- Les représentants allemands sont dirigés par Matthias Erzberger.
- Les conditions sont dictées par les Alliés, sans véritable négociation.
- Foch présente des conditions très strictes :
- retrait immédiat des troupes allemandes
- abandon du matériel militaire lourd
- évacuation des territoires occupés
- maintien du blocus
Les Allemands tentent d’obtenir des ajustements, mais la situation militaire ne leur laisse aucune marge.
4. Signature de l’armistice
11 novembre 1918 – 5h15 du matin
Le document est signé dans le wagon.
Conditions principales :
- cessez-le-feu effectif à 11h00
- évacuation progressive des territoires
- restitution des prisonniers
- occupation alliée de zones stratégiques en Allemagne
5. 11 novembre 1918 – 11h00
À 11h00 précises :
- les combats cessent sur tout le front occidental
- les dernières salves retentissent
- des soldats continuent parfois à mourir dans les dernières minutes
6. Réactions immédiates
En France :
- scènes de joie dans les villes
- cloches, drapeaux, rassemblements
- soulagement après 4 ans de guerre
Sur le front :
- silence brutal après des années de combat
- incompréhension mêlée de fatigue extrême
7. Portée de l’armistice
- Fin des combats, mais pas de paix officielle
- Préparation du futur traité de paix de 1919
- Conséquences politiques majeures en Europe
- Signé dans un wagon historique à Compiègne
- Imposé par les Alliés (pas une négociation équilibrée)
- Entrée en vigueur le 11 novembre à 11h00