

Le 12 juin 1918.
Cher Parent,
Je vous écrive deux mots pour vous donner l’état de ma santé qui est très bonne et je désire que vous soyez de même. Je vous dirai que j’ai changé un peu d’endroit, on a voyagé toute la nuit et on a fait plus de soixante kilomètres et en arrivant il a fallu monter en ligne et attaquer aussitôt. Je vous assure que ça frappe dur en ce moment. Ils sont plusieurs à l’heure actuelle, ils ont pris six kilomètres que les copains avaient perdu hier et ce n’est pas fini il va en avoir encore de tués.
Je finis en pensant toujours à vous.
Votre fils. Désiré Pambouc