Correspondances de poilus 1914-1918

D.P. Lettre du 9 mai 1918


Le 9 mai 1918.

Cher Parent,

Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi c’est de même. Vous me dîtes que ma cousine a manqué de se tuer peut-être qu’elle avait bu un coup et il est vrai que ça peut arriver quand même qu’une personne ne soit pas soule. Vous m’annoncé beaucoup de noces et de mariages. Je vois que chacun se débrouille de son côté, enfin c’est leur affaire. Je vous écrive cette lettre au son des cloches du pays, voilà déjà un certain moment que je les avais entendu pour la température. Je vois qu’elle est à peu près comme ici.

C’est tout ce que je vois à vous raconter pour l’instant, je finis en pensant bien à vous. Votre fils qui ne vous oublie pas.

Désiré Pambouc