

Le 11 janvier 1918.
Cher Parent,
Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles, pour moi elles sont bonnes et je désire que vous soyez de même. J’ai reçu votre lettre du 9 aujourd’hui, envoyez moi un colis mais de l’argent j’en ai assez pour l’instant. Vous me dîtes que Ficher est dans la forêt de Compiègne, je sais où elle est j’y ai été trois mois tous les jours, on allait en balade dedans à cheval. Je pense que les permes vont reprendre bientôt, lorsque j’irai les jours seront plus longs et plus agréables que la dernière fois et ce vieux cidre sera cuit. Je pense que j’irai avec Pellan pour huit jours que j’ai a attendre ce n’est pas une affaire si le tour recommence Jouet ne tardera pas à y aller l’on est assez bien cantonnés, la paille ne manque pas c’est déjà une grande chose. Vous souhaiterez le bonjour à Eugène Hamon le cordonnier et chez Salmon de ma part. Je finis en pensant toujours à vous.
Votre fils qui vous serre une cordiale poignée de main. Désiré Pambouc.