L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, le 28 juin 1914, déclenche une réaction en chaîne diplomatique et militaire. L’Autriche-Hongrie adresse un ultimatum à la Serbie le 23 juillet, puis lui déclare la guerre le 28 juillet. Le jeu des alliances s’emballe : la Russie mobilise pour soutenir la Serbie, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie (1ᵉʳ août) puis à la France (3 août), et le Royaume-Uni entre en guerre le 4 août après l’invasion de la Belgique neutre.
Dans ce contexte, la France et l’Autriche-Hongrie ne sont pas immédiatement en conflit direct. Ce n’est que le 12 août que Paris officialise l’état de guerre avec Vienne, la décision étant motivée par la solidarité avec la Russie et la cohérence du bloc de l’Entente face aux Empires centraux. Du côté austro-hongrois, la priorité restait le front serbe et, bientôt, le front russe en Galicie ; l’affrontement direct avec la France demeurait géographiquement limité.
Cette déclaration achève de sceller la bipolarisation de l’Europe : d’un côté la Triple-Entente (France, Russie, Royaume-Uni), de l’autre les Empires centraux (Allemagne, Autriche-Hongrie). Elle marque l’entrée dans une guerre totale qui durera plus de quatre ans et redessinera la carte du continent.