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Correspondances de poilus 1914-1918

  • Carte du 14 avril 1918

    Expéditeur : Eugène BONNET Destinataire : Valentine BONNET Date : 14 avril 1918 Lieu : Friedrichsfeld (Wesel-Allemagne) Ma petite bien aimée, Les jours derniers j’ai reçu ta carte de Pâques que tu m’avais expédiée le 10 Mars et ta lettre du 19 Février. Bien heureux de voir que ta santé se maintient toujours, de mon côté, ça va aussi. Je n’ai rien à te raconter pour aujourd’hui. Dimanche dernier, j’ai écrit une carte à Monsieur Louis et le 1er Avril une lettre pour toi. Il y a 8 jours j’ai reçu une lettre d’Yves Trément de Paris. Il y a plus de deux mois que je n’ai reçu aucune nouvelle,…

  • Joseph AMIAUX – 23 avril 1918

    Expéditeur : Joseph AMIAUX Destinataire : Aline AMIAUX Date : 23 avril 1918 Lieu : Vignacourt Chère sœur, Je suis toujours bien et je souhaite qu’il en soit de même pour toi, c’est une rue du pays du pays où nous sommes, nous attendons le moment de monter en ligne ; mais il y a quelque chose comme des bombardements. Ton frère qui t’aime. Joseph

  • Joseph AMIAUX – 13 avril 1918

    Expéditeur : Joseph AMIAUX Destinataire : Madame AMIAUX Date : 13 avril 1918 Lieu : Thiene (Italie) Chère Mère, Deux mots en retour, nous sommes débarqués ce matin à Chambors (Oise) Nous avons fait une étape à midi et l’on remet ça ce soir. Ton fils, Joseph

  • Joseph AMIAUX – 9 avril 1918

    Expéditeur : Joseph AMIAUX Destinataire : Aline AMIAUX Date : 9 avril 1918 Lieu : Cittadella (Italie) Cittadella (Italie) le 9 avril 1918. Chère sœur, Nous devons embarquer ce soir, destination que tu dois te douter . Ne vous en faites pas on va se cramponner à la rampe. La santé est excellente et je désire qu’il en soit de même pour toi, ainsi que maman et Eugène. Cette carte que je te fais, je vais la mettre en route car les lettres ne partent plus. Le voyage ne va pas être intéressant comme pour venir, on va être serrés comme des sardines et pour faire un trajet pareil je…

  • Joseph AMIAUX – 11 avril 1918

    Expéditeur : Joseph AMIAUX Destinataire : Madame AMIAUX Date : 11 avril 1918 Lieu : Italie Chère Maman, Nous sommes à …  et nous n’allons pas tarder à arriver en France. Ici il y a encore de la neige. Bonjour à toute la famille. Ton fils tout dévoué, Joseph

  • Joseph AMIAUX – 1er mars 1918

    Expéditeur : Joseph AMIAUX Destinataire : Madame AMIAUX Date : 1er mars 1918 Lieu : Nantes (Loire-Inférieure) Bonjour de Nantes, je vais repartir ce soir voir Alfred Legalo. Joseph

  • Joseph AMIAUX – 4 février 1918

    Expéditeur : Joseph AMIAUX Destinataire : Aline AMIAUX Date : 4 février 1918 Lieu : Thiene (Italie) Chère sœur, Je suis toujours en bonne santé et je désire qu’il en soit de même car je pense que ton doigt soit guéri. Je partirai de la compagnie au matin … Bonjour aux voisins, ton frère qui t’aime. Joseph 

  • D.P. Lettre du 10 septembre 1918

    Le 10 septembre 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que vous soyez de même. Je vois que mon cousin Pencolé est en perme et moi je ne recevais plus de nouvelles de lui. Je lui ai écrit, il l’aura à sa rentrée, vous lui souhaiterez le bonjour de ma part comme ça il y a toujours quelques poilus au pays, pour moi je ne tarderai pas non plus je pense. Vous m’annoncez la mort de mon parrain il devait sûrement être malade auparavant pour s’en aller d’un seul coup comme cela et ma…

  • D.P. Lettre du 18 septembre 1918

    Le 18 septembre 1918. Cher Parent, Très heureux d’avoir de vos bonnes nouvelles et tant qu’à moi il en est ainsi et je désire qu’il en est de même. Je vois qu’il y a beaucoup de décès au pays c’est terrible, il en meurt partout. Vous devez avoir reçu la carte photo que je vous ai envoyée. J’attends tous les jours à partir mais l’on voyage, ceux qui y sont maintenant nous cherchent puisqu’ils ne savent où nous allons nous non plus je me le demande. C’est tout ce que je connais, Pellan et Jouet se portent bien et vous souhaitent le bonjour. Votre fils D.P

  • D.P. Lettre du 15 septembre 1918

    Le 15 septembre 1918. Cher Parent, C’est avec plaisir que je viens de recevoir de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que ma petite lettre vous trouve de même. Vous m’apprenez beaucoup de morts au pays, je vois que la guerre est partout. Il y a beaucoup de poilus au pays en ce moment si vous voyez mon cousin Armand Morfouesse vous lui direz que j’y serai pour en huit jours à moins qu’il y ait un déplacement qui m’empêcherait. Je vas vous envoyer une photo à cheval mais je ne suis pas très bien car mon cheval n’est pas prêt entièrement, il…

  • D.P. Lettre du 2 septembre 1918

    Le 2 septembre 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que ma petite lettre vous trouve de même. Je vous dirai que je pense aller au repos un de ces jours et je crois que les permes marcheront, voilà huit jours qu’ils n’en partent plus, je vois que les poilus ne manquent pas au pays c’est une bonne saison pour celui qui est chez lui et qui a de la récolte à ramasser il rend un grand service à la maison s’ils sont mis à vingt du cent come l’on a parler mon tour…

  • D.P. Lettre du 7 septembre 1918

    Le 7 septembre 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que ma lettre vous trouve de même. Je vas vous dire que cette fois j’y suis au repos et assez loin tout près de Coulommiers puisque j’y ai été aujourd’hui je ne sais pas pour combien de temps mais enfin je crois aller voir auparavant de retourner au front. Pellan et Jouet se portent bien et vous souhaite le bonjour. Autrement il n’y a rien de nouveau. Je n’ai besoin de rien avant mon départ. Je finis en pensant toujours à vous, votre fils…

  • D.P. Lettre du 27 septembre 1918

    Le 27 septembre 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que vous soyez même, mon plus vive regret est de vous dire que je ne pourrai pas aller vous voir car les permes sont arrêtées pour toute la Bretagne comme ligne qui marche il n’y a que le P.L.M mais je crois que c’est l’affaire de quelques jours mais en attendant je suis toujours là. Vous devez savoir qu’il y a eu une forte attaque qui a commencé hier matin mais je ne sais pas le résultat mais en attendant le canon gronde fortement. Je…

  • D.P. Lettre du 23 septembre 1918

    Le 23 novembre 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu votre aimable lettre, je vois que vous avez attrapé la grippe c’est bien ennuyeux car c’est très mauvais mais j’espère que ce ne sera rien pour vous pour moi je me porte toujours bien ainsi que Pellan et Jouet. Je suis content que vous avez reçu ma photo dont je vous ai envoyée. Vous m’annoncé la mort de beaucoup de jeunesse au pays, c’est triste tout de même de voir cela, je crois partir un de ces jours. Je ne tarderai pas après la lettre à moins qu’il y ai quelque chose dont je ne m’attends pas. Je…

  • D.P. Lettre du 29 septembre 1918

    Le 29 septembre 1918. Cher Parent, Deux mots pour vous donner de mes bonnes nouvelles et je désire que ma lettre vous trouve de même. Je vous dirai que j’ai reçu une mettre me disant que le pays était contaminé jusqu’au 23 octobre, je voudrais savoir si c’est vrai et si c’est la commune seulement ou le canton car je pourrai aller par exemple dans l’Ille et Vilaine la maison la plus proche et vous pourriez me donner une adresse si des fois je ne peux pas partir, autrement j’irai comme cela chez nous tout de même. Je crois qu’il y a assez longtemps qu’il me … ces cochons là…

  • D.P. Lettre du 7 juin 1918

    Le 7 juin 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi la santé va très bien aussi et je désire que vous allez de même. Vous me parler qu’il y a des copains en perme, je crois que vous n’êtes pas près d’en revoir car ils sont arrêtés. Je crois même vous l’avoir dit, il y aura juste les gens des dépôts mais il faut espérer qu’ils reprendront sans tarder si ça ne va pas trop mal. Je suis assez bien pour l’instant, je ne sais pas si ça va continuer, hier on a montés très près des lignes et ce matin…

  • D.P. Lettre du 28 juin 1918

    Le 28 juin 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’aux miennes elles sont de même. Je vois que le pauvre Léon Godreul n’écrit plus, j’ai écris chez eux pour leur demander ce qu’ils devenaient, je regrette maintenant parce qu’ils ont assez de peine sans doute mais je souhaite qu’il soit prisonnier et non resté sur le terrain, ça m’inquiète beaucoup car nous étions de grands copains. Quelle triste vie que l’on passe en ce moment et moi quelle veine j’ai eu d’aller où je suis, c’est peut-être cela qui fera mon bonheur. En ce moment je n’ai presque rien à faire .…

  • D.P. Lettre du 29 juin 1918

    Le 29 juin 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles quant à moi il en est de même. J’ai reçu votre lettre avec le mandat de dix francs je vous en remercie beaucoup. Je vois que c’est tombé sur la famille Godreul puisque Ange est blessé aussi, il a tout de même pas de chance pour l’instant, le pauvre Auguste. Je vois que le temps est favorable pour ramasser le foin sous peu de temps, il sera ramasser quand même qu’il y a pas beaucoup d’hommes, c’est tout ce que je vois à vous dire aujourd’hui. Je finis en pensant toujours à vous, votre…

  • D.P. Lettre du 20 juin 1918

    Le 20 juin 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que ma lettre vous trouve de même. C’est tout de même terrible qu’il ne tombe pas d’eau pourtant y en a besoin surtout pour les plantes auparavant de couper le foin, où je suis il fait du temps sec aussi, l’ouvrage ne va pas vous manquer ni les durs travaux non plus parce que ce n’est pas la bonne saison pour les fainéants, ça va détendre les nerfs à Ange Guillotin ça ne peut pas lui faire de mal. Je ne connais rien de…

  • D.P. Lettre du 19 juin 1918

    Le 19 juin 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que ma lettre vous trouve de même. Je vois que le pauvre malheureux Eugène Guillon de Penguily a été tué, c’est bien triste depuis le début qu’il y est sans avoir rien eu. Je pense qu’on va tous y passer si ça dure encore longtemps. Je vois que le pauvre Léon Godreul n’a pas écrit, je savais qu’il avait quelque chose, il doit sûrement être prisonnier ou rester sur le champ de bataille, pour être certain où il est, s’il a écrit chez eux,…

  • D.P. Lettre du 17 juin 1918

    Le 17 juin 1918. Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi il en est de même et je désire que ma petite lettre vous trouve dans les mêmes conditions qu’elle me quitte. Je vous dirai que j’ai attaqué le 11 et le 13, je vous assure que l’on a peur de prendre quelque chose, il y a hors de combat des tués et blessés plus de cinquante pour cent et puis nous avons quitté aussitôt pour avoir du renfort et maintenant on est pour recommencer un de ces jours tant qu’il en restera un, ils les mèneront à la boucherie. Je vous demanderai…

  • D.P. Lettre du 12 juin 1918

    Le 12 juin 1918. Cher Parent, Je vous écrive deux mots pour vous donner l’état de ma santé qui est très bonne et je désire que vous soyez de même. Je vous dirai que j’ai changé un peu d’endroit, on a voyagé toute la nuit et on a fait plus de soixante kilomètres et en arrivant il a fallu monter en ligne et attaquer aussitôt. Je vous assure que ça frappe dur en ce moment. Ils sont plusieurs à l’heure actuelle, ils ont pris six kilomètres que les copains avaient perdu hier et ce n’est pas fini il va en avoir encore de tués. Je finis en pensant toujours à…

  • D.P. Lettre du 9 juin 1918

    Le 9 juin 1918. Je vous écrive deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi la santé va très bien aussi et je désire que ma lettre vous trouve tous de même. Chers parents vous m’annoncé quelque chose, le mariage de Elise Lefort avec Gérard Guillotin, il y a longtemps que je le savais, il doit être toujours à Salonique mais le pauvre malheureux je le plains d’avance, il attend la fin de la guerre mais il pourrait attendre davantage et celui de Victor Lemasle avec Maria Gendrot mais vous ne me dîtes pas si c’est le jeune ou celui qui était au rose, mais…

  • D.P. Lettre du 5 juin 1918

    Mercredi, le 5 juin 1918. Cher Parent, je suis en bonne santé et je désire que vous soyez de même, mon voyage s’est bien passé, il fait du très beau temps. Je ne connais rien à vous dire. Je finis en pensant toujours à vous. Votre fils, Désiré Pambouc.