

Le 31 mai 1917.
Chers parents,
Je vous écrit deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles ; pour moi, la santé est excellente et je désire que vous soyez de même. Je vous dirai que les boches avancent toujours et même beaucoup ; s’ils continuent, ils n’en auront pas pour longtemps à aller à Paris. je crois que cette année, peut-être que la guerre finira mais pas à notre avantage. je vois qu’il y a quelques permissionnaires mais il n’en partira pas un de ces jours puisqu’ils sont supprimés de hier soir. Pour nous, l’on s’attend à aller en ligne car les boches doivent attaquer en face de où nous sommes. je ne vois plus rien à vous dire. je finis en pensant toujours à vous.
Votre fils qui vous embrasse de loin au plaisir de le faire de près.
J’ai reçu des nouvelles du cousin Pencolé ; il était au repos mais sûrement que maintenant il n’y est plus.
Désiré Pambouc