Correspondances de poilus 1914-1918

D.P. Lettre du 3 octobre 1918


Le 3 octobre 1918.

Cher Parent, deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que vous soyez de même. Je vois qu’il y a beaucoup de poilus en perme, je me demande comment que les permes ne marchent pas chez nous. Il est vrai que la D.I est engagée à l’heure actuelle c’est peut-être pour cette cause en attendant nous sommes toujours là. Il est vrai que nous n’avons pas l’occasion de nous plaindre car nous ne faisons rien du tout, vous m’annoncez beaucoup de vieillards de morts au pays , c’est tout de même ennuyeux de voir tout cela et même beaucoup de jeunesse comme la fille Raffray que je connaissais très bien pour ma cousine Maria puisqu’elle vient à Mauron vous lui souhaiterez le bonjour ainsi qu’à mon oncle de ma part car je ne pouvais pas lui écrire, je n’avais pas son adresse. Pellan est comme moi et attend toujours le moment de retourner au pays, l’on est ensemble ainsi que Jouet et pour tuer le cafard l’on boit un bon coup de pinard à part cela tout va bien. La santé est bonne, c’est le principal. Je ne connais plus rien, je finis en pensant toujours à vous.

Votre fils qui ne vous oublie pas. Désiré Pambouc