

Le 25 août 1918.
Cher Parent, deux mots pour vous donner l’état de ma santé qui est très bonne et je désire que vous soyez de même. Je crois que c’est aujourd’hui que Jouet vous quitte pour venir me rejoindre dans les bois, nous devons avancer demain matin. L’on va tout près de Nampcelle qui a été pris par la division ces jours derniers. A part cela rien de nouveau. Pellen, je ne peux vous dire où il est et ce qu’il fait puisque moi je suis en arrière avec le train réglementaire. J’espère que le battage va s’avancer puisque le beau temps continue toujours et que le blé noir va mûrir, peut être que j’irai pour le battre si les permes marchent bien mais il n’est pas certain. C’est tout pour aujourd’hui, je finis en pensant toujours à vous, votre fils qui ne vous oublie pas.
Désiré Pambouc.