

25 août 1917
Cher Parent,
Deux mots pour vous donner l’état de ma santé qui est bonne et je désire que vous soyez de même. J’ai quitté Jouet ce matin pour aller à l’avant mais je pense que l’on sera assez tranquilles à part ce qu’il y a de l’ouvrage à faire et un sale métier dégoûtant. Je vas vous dire que l’ai vu mon cousin et il m’en à parlé et moi je lui ai dit que je l’avais dit et puis je lui ai parlé des lettres qu’il m’a gardées étant à l’état- major il a avoué et il est parti comme un fainéant qu’il est pour moi, la dernière parole que je lui ai dit et qui sera pour la vie que c’était un dégoûtant, ce n’est pas la peine d’en parler je vous le dis seulement à vous. Je pense que vous avez reçu ma photo que je vous ai envoyée, j’en ai encore une autre à envoyer lorsque j’aurai votre réponse. Je suis une huitaine sans avoir de chevaux. Je ne vois plus rien à vous dire pour le moment, souhaitez le bonjour chez Mathurin Salmon pour moi ainsi qu’à Eugénie Hamon et Désiré Guillotin.
Désiré Pambouc