

Le 20 juin 1918.
Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que ma lettre vous trouve de même. C’est tout de même terrible qu’il ne tombe pas d’eau pourtant y en a besoin surtout pour les plantes auparavant de couper le foin, où je suis il fait du temps sec aussi, l’ouvrage ne va pas vous manquer ni les durs travaux non plus parce que ce n’est pas la bonne saison pour les fainéants, ça va détendre les nerfs à Ange Guillotin ça ne peut pas lui faire de mal. Je ne connais rien de nouveau. Les permes reprennent demain. Je crois que c’est tout pour aujourd’hui. Je finis en pensant toujours à vous. Envoyez moi quelques sous si vous voulez mais il ne faut pas vous déranger de chez vous exprès pour cela lorsque vous irez à Mauron il sera assez tôt car j’en ai encore.
Votre fils. Désiré Pambouc