Cerçay (Seine et Oise) le 27 juillet 1917.
Chère Maman,
Je suis toujours en bonne santé et je désire qu’il en est de même pour toi ainsi que toute la famille. Je ne me suis pas trop aperçu du vaccin ; légèrement mal au bras et aujourd’hui, je tire encore un jour de repos. Tu peux juger des pays proches où nous sommes comme c’est agréable surtout par un temps comme ça. Depuis que la division est au repos ; on a fêté par un concert le dimanche et le samedi. c’est le moment d’en profiter car aux tranchées ; ce ne sera pas si agréable. je te l’assure que je regretterai le pays le jour où il faudra le quitter. Envoie moi un peu d’argent pour que j’en ai d’ici que nous soyons au repos ; il me reste encore 10 francs. L’on trouvera peut-être drôle que je t’en demande déjà mais il n’y a pas besoin de faire d’extra et ce qui tire sur la bourse c’est quand j’ai été chez à chercher la compagnie. Je termine en t’embrassant de tout cœur ainsi qu’Eugène et Aline.
Ton fils qui t’aime.
Joseph.