Versailles, le 4 février 1916.

Chère sœur, J’ai reçu ta carte et je suis content de recevoir de tes nouvelles. Écrivez moi le plus souvent possible, moi j’écris tous les jours. En même temps quand vous m’envoyez ce que je demande, envoyez moi du cirage au loin noir car il est cher par ici et 2 papiers de feuilles à cigarettes. Je fais laver mes treillis car c’est mieux que de faire sécher, maintenant s’ils ne sont pas prêts on se fait attraper. Je ne vois plus rien à te dire, je termine en t’embrassant bien fort et ainsi que toute la famille.
Ton frère qui pense à toi. J. Amiaux