
Versailles, le 20 juillet 1916.
Chère mère,
Je suis toujours bien et je désire qu’il en est de même pour toi ainsi que toute la famille.
C’est dimanche matin à 9h1/4 que nous prenons le train. Comme peine avant notre départ on a eu que 24h d’accordés comme ça je n’ai pas pu m’en aller mais j’espère qu’étant au front je pourrais revenir en 6 jours. Aujourd’hui nous n’avons rien fait nous sommes tous prêts à partir. Le sac monté complètement et les cartouches nous les toucherons sans doute que le matin du départ. Je termine en t’embrassant bien fort, ainsi qu’Eugénie et Aline.
Comme vivres pour 2 jours nous avons une petite boite de sardines et de singe et une petite boite de pâté entre deux. Avec cela on ne pourra pas se rassasier et faudra en acheter d’autres.
Ton fils Joseph
Bien le bonjour à tante Eugénie et ses mioches.