Versailles, le 11 juillet 1916,

Chère mère,
Je suis toujours bien et je désire de même pour toute la famille. Aujourd’hui il y a encore la revue par le général, cela commence à être ennuyeux. Il y a eu une conférence au sujet des prisonniers. L’on nous a toujours recommandé que si on était fait prisonnier un jour viendra d’enlever nos écussons car les boches ne font pas de quartier surtout avec les sapeurs du 1er Génie ou les compagnies du gaz. Rien d’autre chose pour le moment. Je termine en t’embrassant bien fort ainsi qu’Aline et Eugène.
Ton fils qui t’aime pour la vie. Joseph.