
Picquigny (Somme), le 13 avril 1918.
Ma chère petite Aline,
Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et j’espère que ma carte te trouve de même. Je suis toujours au même endroit et il est question que demain nous nous déplacerions mais j’espère que nous ne monterons pas en ligne de suite. Nous avons un temps assez beau et j’espère qu’il continuera. Je ne vois rien à te dire pour aujourd’hui.
Reçois mille bons baisers de ton petit ami qui t’aime.
Celui qui t’aime pour toujours,
Bien des choses à ta mère.
Alphonse