

La-Trinité-Porhoët (Morbihan), le 09-09-1917. Mon cher Joseph,
Deux mots pour venir te donner de nos nouvelles qui sont très bonnes et je désire de tout cœur que tu sois de même. Aujourd’hui nous avons eu des nouvelles de mes frères qui nous disent être très bien aussi. Comptes-tu bientôt revenir en permission ? Il y a déjà un bon moment que tu n’es pas venu.
Les permissionnaires sont ? de ce moment. Sans doute que les permissions ne marchent pas très bien.
Le père Quinio s’est laissé mourir et son enterrement aura lieu demain matin. Mercredi nous aurons une noce de la meunière de Baussac avec un nommé Soulabail de la Madeleine, un blessé de la guerre.
À part ça, rien d’autre à te raconter.
Bien le bonjour de ma part à ton copain A. Gardahaut.