

Brest, le 21 janvier 1916.
Cher Joseph, J’ai reçu ta carte juste au moment où j’allais t’écrire car ma mère m’a envoyé ton adresse. Moi, je me plais très bien ici aussi et puis on est bien nourri et bien couché. Mais tu parles d’un truc à ployer le paquetage ; mon vieux, il y en a de quoi pleurer mais maintenant, ça va tout seul, seulement l’exercice commence à être dur, on doit toucher le fusil sous peu, c’est tout ce qu’il nous reste à toucher ; on a touché le prêt 2 fois et du tabac. Au revoir mon vieux et au plaisir de te revoir à Pâques
J. Feuillafée à Monsieur Joseph Amiaux au 1er génie, Cie 5/27, 10eme escouade, classe 1917. Versailles (Seine et Oise)