Lorsque le la mobilisation générale est décrétée le 1er août 1914, l’annonce se répand rapidement dans toute la Bretagne. Les affiches sont placardées dans toutes les communes et partout en en France.
Dans les villes comme dans les campagnes la nouvelle surprend un peu, pourtant la guerre est redoutée depuis plusieurs semaines.
« Le tocsin a sonné dans le bourg, on s’est rassemblés devant la mairie pour lire l’affiche. Cette fois, c’était bien la guerre. »
Les hommes en âge de combattre rejoignent leur régiment, souvent dans les jours ou les heures qui suivent. Beaucoup sont paysans, artisans ou marins. Ils quittent leurs familles sans savoir pour combien de temps.
En Bretagne la mobilisation se déroule dans le calme et la discipline. Les départs se font dans une atmosphère mêlée de gravité et de résignation mais aussi de confiance. Certains plaisantaient encore en montant dans le train mais dans les regards, on voyait l’inquiétude. Les gares deviennent des lieux de rassemblement, des trains entiers emmènent les soldats vers les casernes puis vers le front. Les femmes, les enfants et les anciens restent, chargés de faire vivre les fermes et les foyers.
Très vite, la Bretagne, comme le reste du pays, entre en guerre.
Témoignage : André GAUDIN voit son père Louis partir à la guerre, il dit « La seule chose dont je me souviens, c’est que la famille a accompagné mon père militaire en partance de sa maison à la route départementale (nous supposons qu’un ramassage avait lieu à cet endroit) il a porté son plus jeune fils d’un an, prénommé Louis également jusqu’au point de départ, il a remis l’enfant dans les bras de son épouse et n’est jamais revenu, il a été tué au début de la guerre. »