Correspondances de poilus 1914-1918

D.P. Lettre du 6 octobre 1918


Le 6 octobre 1918.

Cher Parent,

Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi. Je vous dirai que vous ne vous débrouillez pas car maman n’est pas forte, vous pourriez m’envoyez une dépêche je pourrai aller vous voir le restant, je m’arrangerai quitte que maman reste au lit, ça ne fait rien j’irai voir Marivin pour avoir un certificat, vous n’avez qu’à mettre la maladie sans mettre la grippe espagnole et le restant je m’en charge. Je me porte très bien ainsi que Pellan et Jouet. Je finis en pensant à vous, votre fils qui pense à vous.

J’en attends une d’ici peu et que je vas vous voir un de ces jours. D.P