

Le 10 septembre 1918.
Cher Parent,
Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que vous soyez de même. Je vois que mon cousin Pencolé est en perme et moi je ne recevais plus de nouvelles de lui. Je lui ai écrit, il l’aura à sa rentrée, vous lui souhaiterez le bonjour de ma part comme ça il y a toujours quelques poilus au pays, pour moi je ne tarderai pas non plus je pense. Vous m’annoncez la mort de mon parrain il devait sûrement être malade auparavant pour s’en aller d’un seul coup comme cela et ma tante qui ne doit pas être bien forte et ma cousine qui est bonne à boire un bon coup et à faire la peau si l’occasion se présenterait enfin c’est triste tout de même pour le lapin que vous voulez tuer lorsque je serai avec vous, je veux bien, j’en mangerai bien une cuisse mais le vin chère mère, tu peux le boire car j’en bois tous les jours plus que toi. J’ai un kilo de chocolat que j’ai acheté pour toi, je vas l’emporter sous peu, pour l’instant je n’e<ai pas besoin de rien comme je vous l’ai déjà dit dans ma dernière lettre et l’endroit où je suis, pour me faire de la bile jamais, ce serait à boire un bon coup ou en fumant une vieille pipe.
Rien de nouveau pour le moment, Pellan et Jouet se portent très bien et se joignent à moi pour vous souhaiter le bonjour. Je finis en pensant toujours à vous.
Votre fils qui ne vous oublie pas. Désiré Pambouc