Correspondances de poilus 1914-1918

D.P. Lettre du 27 septembre 1918

Le 27 septembre 1918.

Cher Parent,

Deux mots très heureux d’avoir de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi il en est ainsi et je désire que vous soyez même, mon plus vive regret est de vous dire que je ne pourrai pas aller vous voir car les permes sont arrêtées pour toute la Bretagne comme ligne qui marche il n’y a que le P.L.M mais je crois que c’est l’affaire de quelques jours mais en attendant je suis toujours là. Vous devez savoir qu’il y a eu une forte attaque qui a commencé hier matin mais je ne sais pas le résultat mais en attendant le canon gronde fortement. Je vois qu’à toutes les lettres que je reçois il y en a toujours qui sont morts, c’est tout de même terrible cette maladie là, j’espère que vous bien guéris mais si des fois vous vous sentez malades n’hésitez pas à m’envoyer une dépêche, ce sera toujours trois jours de tirer, il sont forcés de me les donner, nous sommes toujours dans les bois comme les renards dans la terre mais pas non plus les plus malheureux car les copains qui sont à l’attaque sont plus en danger que nous.

C’est tout pour aujourd’hui, je finis en pensant toujours à vous. Votre fils qui ne vous oublie pas.

Désiré Pambouc