Correspondances de poilus 1914-1918

D.P. Lettre du 22 juillet 1918


Le 22 juillet 1918.

Cher Parent,

Deux mots très heureux d’avoir de vos bonnes nouvelles tant qu’à moi ils sont de même. Je pourrai vous dire que j’ai vu Gabriel Pellan voilà quelques jours, il se porte très bien, il était venu voir son cousin et il était parti il y avait un quart d’heure et nous sommes partis le lendemain à l’attaque qui s’est produit où nous sommes. Pellan a vu Eugène Perguis du 4ème zouave ainsi qu’Eugène Durox qui était dans le désert dans le temps et Mathurin Béance qui fait division avec nous. Je vois qu’il y a quelques permissionnaires au pays, pour moi je ne peux pas tout de suite y aller pourtant je serai content d’y aller pour les battages mais il ne fait pas s’en faire. Je vas vous raconter ce qu’on fait les copains et moi, ils ont été dans les vagues d’assauts pendant l’attaque et moi j’étais derrière avec le train de combat autrement dit le ravitaillement, j’ai une veine en ce moment j’espère que ça continuera et hier comme l’on descendait pour se reformer Jouet avec Pellan et moi nous avons bu une bouteille de vin que je voulais payer mais Jouet n’a pas voulu, à part cela rien de nouveau tout va bien et je désire que ma lettre vous trouve de même.

Je finis en pensant toujours à vous. Bien le bonjour chez le cordonnier et à sa fille et au voisin de ma part, vous trouverez que c’est peut-être griffonné mais je veux faire la manille.

Désiré Pambouc