

Le 9 Novembre 1918
Chers oncle, tante et cousine, Comme je suis très inquiet en ce moment de savoir des nouvelles du pays et surtout que moi et les copains ont est bien content de savoir ce qui se passe au pays surtout après cette terrible maladie (grippe espagnole) que tout le monde vient d’éprouver; heureusement encore pour nous; on a encore pas vu ça pour le moment.
Je suis toujours en bonne santé et je désire que ma lettre vous trouve encore dans de meilleures conditions. J’ai reçu une lettre d’Anna hier; elle me dit qu’elle est en bonne santé ainsi que maman. C’est la plus grande chose que je souhaite et quand ma cousine Françoise me récrira, elle me donnera bien des nouvelles sans oublier mon cousin Désiré et de me donner des nouvelles de ma tante Jeanne-Marie du Rau et de ma cousine qui était chez Ange Guillotin.
Recevez chers oncle, tante et cousine de votre neveu et cousin qui vous embrasse tous bien fort avant de
le faire de plus près mes plus tendres et affectueux baisers.
A bientôt.
Pencolé Eugène Maréchal au 116e d’Infanterie
Train de combat N°1
Secteur 221
Chère cousine; tu donneras bien le bonjour pour moi à Mathurin Salmon et sa famille.