

Le 28 mai 1917.
Bien chers parents,
Je vous écrit deux mots pour vous donner de mes nouvelles et le plaisir que ma petite lettre vous trouve de même. je peux vous dire que Joseph Salmon du Pont Ruellan est tout près de moi. je va vous dire où il est et vous pouvez le dire à chez eux. Il est tout près de Sept Saulx en face du mont Cornillet. Je passe tout près de lui presque tous les jours. Aujourd’hui, j’ai vu un de ses copains qui est à la même batterie. je lui ai demandé s’il connaissait des gens de Mauron, justement, il me l’a nommé. je pense le voir un de ces jours parce que je dois aller chercher des boches par là mais plus loin. Je ne sais comment ça se fait, je ne reçois plus de lettre. Le premier zouave est avec nous dans le même pays. Ils ont perdu pas mal d’hommes. Ce n’est pas croyable, l’artillerie qu’il y a à l’Ouest, ça chauffe dur. Je ne vous en mets pas davantage. Bien le bonjour aux voisins ainsi qu’à tonton Adrien et à ma cousine, à chez Salmon, et à chez Guillotin.
Votre fils qui pense à vous.
Désiré Pambouc