Le 10 mai 1917.
Chère sœur
Je suis toujours bien et je désire qu’il en est de même pour toi ainsi que maman. Un de ces jours je vous enverrais à chacune ainsi qu’à Eugène un petit mouchoir que je vais faire étant au repos avec des parachutes de toile. Nous devions être relevés hier soir mais en voilà pour 4 jours de plus à rester aux tranchées. Ces jours-ci nous sommes bien nourris, nous avons soit des confitures ou du fromage mais une fois redescendu ce sera comme avant.
Ton frère qui t’aime.
Joseph