
Chavanges (Aube), le 20 octobre 1916.
Chère Mère
J’ai reçu ta lettre hier soir attendue depuis si longtemps et je t’en remercie beaucoup. Je pense qu’Eugène devait être content d’avoir vu Fernand et j’aurais bien voulu en être de la fête. Ces jours là moi je n’étais pas aux noces il fallait s’appuyer une grande route et avec un chargement pareil et rien dans le coco. J’aurais voulu voir Fernand car dans combien de temps l’on se reverra et quand? Il doit être toujours au Génie monté pour qu’il ne va pas aux tranchées, il a eu de la veine d’avoir ce filon là, vis à vis de mon ?truc? ce n’est plus à comparer.
Je termine en t’embrassant de tout cœur ainsi qu’Aline.
Ton fils qui t’aime.
Joseph