Versailles, le 20 février 1916.
Chère sœur,
Je suis toujours très bien malgré que je sois un peu enrhumé et j’ai acheté des pastilles, je n’ai pas eu de veine car le porte-monnaie que j’ai acheté avant de partir est manqué. Je vais être obligé d’en acheter un et j’ai perdu 2 jours à acheter tout ce qu’il faut pour s’entretenir. Le matin la soupe n’est plus bonne alors on achète du pain à la cantine. Le pognon commence à manquer. Il me reste encore 6 francs. Ton frère J. Amiaux.