Versailles, le 10 janvier 1916.

Cher frère, Je viens de recevoir ta carte ainsi que celle d’Aline Moy. Envoyez moi le couteau le plus vite possible dans un petit colis que vous m’enverrez par la poste avec du chocolat et ce que vous voudrez avec mais pas de beurre. Je termine en t’embrassant bien fort.
Ton frère, un poilu qui compte 4 mois de service.
Cette carte, c’est où je me trouve F. Poirier. Pour le couteau ; j’aime mieux l’avoir le plus vite possible car d’ici que j’irai en perme ; je ne sais quand et pour le certificat, il ne faudra pas l’oublier.