Le 21 août 1918. Ma chère petite Aline aimée, Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont très bonnes et que ma carte te trouve de même. Ici nous sommes dans un bois pour réparer les routes en attendant la relève car j’espère maintenant que ça ne tardera pas car il passe des blessés en masse ici. Il fait un temps superbe même un peu trop chaud. Je ne vois rien et intéressant à te raconter pour le moment, je termine ma petite chérie en t’embrassant de tout cœur, reçois de ton petit poilu qui t’aime son plus doux baiser. Alphonse.
