Correspondances de poilus 1914-1918

D.P. Lettre du 18 septembre 1917


Le 18 septembre 1917.

Cher Parent, Deux mots très heureux d’avoir reçu de vos bonnes nouvelles pour moi ils sont très bonnes aussi et je désire que vous soyez de même. Je pense que la moisson d’août doit s’avancer à ramasser par chez nous, je sais très bien que ça a été dur avec le peu de monde qu’il reste à ramasser, vous me dîtes qu’il y a beaucoup de permissionnaires, tant mieux pour celui qui peut toujours y aller de temps en temps comme nous autres mais celui qui est prisonnier il doit trouver le temps bien long. Je peux vous dire qu’il ne faut pas vous en faire pour moi, je ne m’en fait pas du tout. Lorsque j’ai besoin de quelque chose je sais bien le demander. Chers parents je suis toujours assez tranquille, je ne sais pas quand je changerai je vous le dirai. Je ne vois plus rien à vous dire, Jouet se porte toujours très bien et il vous souhaite le bonjour. Je finis en pensant toujours à vous, votre fils.

Désiré Pambouc. Je suis content que avez reçu ma carte.