Correspondances de poilus 1914-1918

D.P. Lettre du 12 juin 1917


Le 12 juin 1917

Chers parents,



Je vous écrit deux mots, très content d'avoir reçu de vos bonnes nouvelles. Pour moi, la santé va à merveille et je désire que vous soyez de même. vous me dites qu'il y a beaucoup de permissionnaires ; tant mieux. Ils sont mieux qu'à faire … pour nous. On fait les gendarmes dans le pays où nous sommes. On n'est pas trop bien vu d'avec les fantassins ; mais nous, on s'en fout pourvu que l'on sauve sa peau comme vous me dites. Désiré Pencolé n'a pas de chance puisqu'il a perdu sa fille. Il est vrai qu'elle n'était pas bien soignée ni arrangé tout ça. Vous me dites que Pelhan...que tant qu'ils sont… que l'on mange depuis ...Je suis content que la récolte est belle. Je ne vois plus rien à vous dire qu'à vous souhaiter le bonjour ; autant à Eugène pour moi ainsi qu'à ma cousine et au cousin. Le temps est très beau et il y aura plus de récolte que j'aurai cru; je pense qu'il y aura...le temps a été beau.
Votre fils qui pense à vous et qui vous serre la main de loin.