Correspondances de poilus 1914-1918

Courriers Joseph AMIAUX – 1917




Le 10 mai 1917.

Chère sœur

Je suis toujours bien et je désire qu’il en est de même pour toi ainsi que maman. Un de ces jours je vous enverrais à chacune ainsi qu’à Eugène un petit mouchoir que je vais faire étant au repos avec des parachutes de toile. Nous devions être relevés hier soir mais en voilà pour 4 jours de plus à rester aux tranchées. Ces jours-ci nous sommes bien nourris, nous avons soit des confitures ou du fromage mais une fois redescendu ce sera comme avant.

Ton frère qui t’aime.
Joseph

Cerçay (Seine et Oise) le 1er août 1917.

Magneux (Marne) le 22 septembre 1917.

Chère Maman, je suis toujours en bonne santé et je désire qu’il en est de même pour toute la maison. Nous sommes dans la Marne à 2km1/2 de Fismes. Nous partons sans doute demain, l’on en a peiné pour venir depuis les lignes. Nous sommes arrivés ce matin à 1 heure ce matin. Nous étions trempés de sueur et obligés de coucher sur la terre humide dans des baraquements, même pas un lopin de paille. Nous devons retourner tout prêt de l’on était avant de monter aux tranchées. Je vois bien que nous serons obligés de remonter dans les parages de où nous sortons. Ce sont des noirs qui nous relevés.

Reçois de ton fils un doux baiser. Joseph

Magneux (Marne) le 26 septembre 1917.

Cher frère,

je suis toujours en bonne santé et je souhaite qu’il en soit de même pour toi. Par ici il fait un très beau temps. Je compte m’en aller au pays sans tarder car les permes vont recommencer vers le 1er octobre. Reçois de ton frangin ainsi qu’Alphonse un bonjour.

Ton frère, Joseph.